Ne vous perdez pas, car la cloche de la Jasse­rie ne résonne plus pour guider les voya­geurs égarés sur le GR7. En revanche, il est possible que le doux fumet du déjeu­ner attire les randon­neurs affa­més. L’au­berge nichée au cœur de la montagne est un point de départ et de ravi­taille­ment incon­tour­nable depuis plusieurs siècles. Jean-Jacques Rous­seau y faisait halte lors de ses fugues d’her­bo­riste. Il n’avait sans doute pas résisté à l’en­vie de monter au sommet du crêt de la Perdrix pour s’of­frir une vue impre­nable sur les monts du Viva­rais, la chaîne des Puys et celle des Alpes par temps clair. Pour prolon­ger le plai­sir, les plus coura­geux grimpent jusqu’à la tour de télé­vi­sion de l’Œillon par la route des crêtes, les mieux chaus­sés descendent à la cascade du Saut du Gier. La Jasse­rie fut égale­ment l’une des premières stations de sports d’hi­ver en France, avec dit-on le premier remonte-pente de l’his­toire du ski, créé par la famille Masson, établie à la Jasse­rie. La tarte aux myrtilles a toujours eu une bonne répu­ta­tion et le dortoir en nid d’abeille vaut vrai­ment le détour.

Vincent Jadot