Non, il n’y a pas que dans Toy Story que les jouets deviennent des héros ! Ces trois courts-métrages d’ori­gine et de facture très diffé­rentes le montrent avec allé­gresse. 

Le premier, Macro­po­lis, du Belge Joël Simon, est une commande du Festi­val cultu­rel olym­pique London 2012. Il met en scène un chien et un chat mal façon­nés à l’usine. L’un et l’autre, plutôt que de se retrou­ver au rebut, s’échappent de la benne à ordures. Après une longue errance dans Belfast, ils retrouvent leurs congé­nères, les bien faits. 

Le deuxième est un hommage du Breton Bruno Collet à un acteur et person­nage de légende, Bruce Lee, à travers sa figu­rine en latex. Et atten­tion, ça dépote ! 

Enfin, le troi­sième signe les nouvelles aven­tures complè­te­ment barrées de Cheval, Cow-Boy et Indien, du collec­tif Picpic André. Après leur Panique au village, voici donc La Bûche de Noël. Cow-Boy et Indien sont très exci­tés à l’ap­proche des fêtes. Le soir du réveillon, tout semble prêt, mais dans leur éner­ve­ment, ils gâchent la bûche que Cheval a prépa­rée. Celui-ci appelle le Père Noël pour décom­man­der leurs cadeaux. Les deux compères vont alors tenter de rattra­per le coup, avec des idées plus saugre­nues les unes que les autres. Inven­tif et mené à un rythme débridé, ce petit film est encore plus sédui­sant que le long métrage, épui­sant sur la longueur.

 

Véro­nique Le Bris