Costu­mière et metteure en scène, Char­lotte Pareja creuse un sillon qui n’ap­par­tient qu’à elle. Après Oripeaux, superbe spec­tacle cousu en direct, Beauté monstre s’in­té­resse à la limite fragile qui sépare beauté et laideur. Tout commence par un défilé de mode où les person­nages affichent des silhouettes normées, puis peu à peu la méca­nique se grippe, le trop beau se déforme pour deve­nir étrange, burlesque, mons­trueux… Une façon origi­nale de parler de la diffé­rence. 

Blan­dine Dauvi­laire