Alle­mands, espa­gnols ou français, ces cinq courts métrages d’ani­ma­tion parlent du ciel et des étoiles. Le premier, sans doute le meilleur, s’in­ti­tule A sunny day (une jour­née enso­leillée). Après avoir ronflé toute la nuit, le soleil se lève en grande forme. Il brille de mille feux, mais constate avec déso­la­tion que dès son appa­ri­tion, tous les habi­tants de la Terre (y compris les oiseaux) sortent lunettes, chapeaux et para­sols pour se proté­ger. Inven­tif et hila­rant, ce dessin animé offre six minutes de pur bonheur. Les deux suivants, Gali­léo, avec son graphisme apai­sant, et La P’tite Ourse, où un ours polaire recueille une orphe­line, sont très mignons. On leur préfère tout de même le très drôle et très origi­nal Un tricot pour la lune, dans lequel une mamie farfe­lue se met en tête de trico­ter un pull pour la lune. Elle a juste oublié un détail, que l’astre croît et décroît selon les nuits… Dans Marga­rita, le dernier film, une fillette s’ima­gine vivre l’in­croyable aven­ture de l’hé­roïne du livre que lui lit sa grand-mère. Cette histoire tendre et mali­cieuse clôt en beauté un programme de rêve. 

Laurent Djian