C’est une première. Après le Japon, le Canada et l’Afrique du Sud, la Fédé­ra­tion mondiale des socié­tés de roses a choisi la France, et plus préci­sé­ment Lyon, pour accueillir son 17e congrès. Fin mai, 600 experts de 40 pays sont atten­dus.

À cette occa­sion, un festi­val invite le grand public à voir la vie en rose et en senteurs. Rose pourpre, blanche, jaune, oran­gée, multi­co­lo­re… À l’Oran­ge­rie récem­ment réno­vée du parc de la Tête d’Or, une expo­si­tion dévoi­lera les créa­tions de rosié­ristes lyon­nais.

Au 19e siècle, leur répu­ta­tion était mondiale et aujourd’­hui encore, Lyon demeure la capi­tale de la créa­tion de varié­tés et de la recherche.

Point d’orgue du festi­val, le week-end des 30 et 31 mai, le parc de la Tête d’Or célé­brera la reine des fleurs avec de nombreuses anima­tions. Petits et grands pour­ront décou­vrir les secrets de l’art floral ou de la fabri­ca­tion du parfum de rose, un défilé de mode avec 60 Rob’Ros, une parade dégui­sée. Des peintres croque­ront des esquisses de roses et des concerts d’écoles de musique seront au programme. Pour les petits princes amateurs de roses, des ateliers contes seront égale­ment propo­sés et un biblio­bus ouvrira ses portes dans le cadre buco­lique du parc. Le parcours senso­riel se prolon­gera en Presqu’île avec des instal­la­tions places des Jaco­bins et de la Répu­blique, et une grande mise en scène végé­tale place des Terreaux. Une centaine de bacs devien­dront des minijar­dins théma­tiques, compo­sés de roses, de plantes vivaces et de grami­nées.

Du 29 mai au 30 août, aux musées Gadagne, une expo­si­tion racon­tera l’his­toire passion­nante de la rose ainsi que son épopée lyon­naise, ses liens étroits avec les beaux-arts, la soie, l’in­dus­trie et la recherche scien­ti­fique. 300 dessins, manus­crits, objets d’arts et vidéos seront à décou­vrir.

Le musée de l’Im­pri­me­rie sera aussi de la partie. Il célé­brera les surpre­nantes créa­tions impri­mées (livres, publi­ci­tés…) dédiées à la promo­tion de la rose.

Même les archives muni­ci­pales se mêle­ront à ce bouquet d’ex­po­si­tions. Photos et docu­ments télé­vi­suels à l’ap­pui, les archives remé­mo­re­ront le 19 juin 1964, date à laquelle fut inau­gu­rée la rose­raie inter­na­tio­nale de Lyon – en la présence très peoplede la prin­cesse Grace de Monaco. Était-elle vêtue de rose bonbon ? 

Aude Spil­mont