Après la longue série des Asté­rix en chair et en os, depuis Asté­rix et Obélix contre César en 1999 jusqu’à Asté­rix et Obélix, au service de sa majesté en 2012, revoici une version animée de l’ir­ré­duc­tible Gaulois. 

Cette fois-ci, ce sont Alexandre Astier (Kaame­lott) et sa bande hété­ro­clite qui ont adapté un des albums les plus inté­res­sants signés Uderzo et Goscinny : Le Domaine des dieux

Pour soumettre les derniers Gaulois qui échappent à son auto­rité et défient son empire, César imagine de détruire leur forêt pour y bâtir une ville romaine moderne. Mais c’est évidem­ment mal connaître Asté­rix et ses congé­nères, fort atta­chés à leur village. 

On a souvent dit qu’un seul album ne suffi­sait pas à faire un long métrage. Alexandre Astier et Louis Clichy, le réali­sa­teur, tentent ici de prou­ver l’in­verse. Mais leur intro­duc­tion est telle­ment longue que l’on commence à être gagné par un ennui gênant… juste avant que le film ne se réveille enfin. Un peu tard, évidem­ment, malgré les saillies très amusantes du romain syndi­ca­liste joué par Elie Semoun, qui ne suffisent pas à combler le vide. 

L’en­semble, terne, sans relief ni réelle folie, manque d’hu­mour, de répliques fortes et surtout de person­nages emblé­ma­tiques auxquels s’ac­cro­cher. 

Véro­nique Le Bris