Un petit garçon roux veut un chien. À la SPA, il tombe sur Bill, un cocker très intel­li­gent. C’est le coup de foudre. Et voilà le début de la coha­bi­ta­tion rocam­bo­lesque du chien et de sa nouvelle famille. 

Qui a eu un animal de compa­gnie se recon­naî­tra dans ce film. Du premier jour, où la place de chacun est à défi­nir, à celui où la rela­tion devient indis­pen­sable, chaque étape est racon­tée comme l’étaient les sketchs dans la BD signée Jean Roba. Soit la vie quoti­dienne d’une famille, légè­re­ment moder­ni­sée par rapport aux premiers albums. On est en 1976 (la BD date de 1959), la mère de Boule travaille et a quelques reven­di­ca­tions fémi­nistes auprès d’un père, dessi­na­teur indus­triel, un peu trop centré sur lui. 

L’es­sen­tiel n’est pas là, mais plutôt dans la rela­tion affec­tueuse qui lie Boule à Bill et à sa tortue Caro­line et qu’une succes­sion de gags nour­rit chaque jour. C’est d’ailleurs le prin­ci­pal reproche qu’on peut faire à ce film, même si la cascade de petites histoires a été le plus possible dissi­mu­lée. Le second étant le manque d’hu­mour, malgré une évidente bonne humeur. 

Véro­nique Le Bris.