Il y a dix ans, Brad Bird, nouveau venu de l’écu­rie Pixar-Disney, nous avait ravis avec Les Indes­truc­tibles, une famille « normale » de super-héros. 

Aujourd’­hui, et alors que la plupart des stars Marvel ont été décli­nées sur grand écran, Disney réci­dive. Cette fois, ce sont les réali­sa­teurs Don Hall et Chris Williams qui s’en chargent. Plutôt que de jouer sur l’hu­mour et la psycho­lo­gie, c’est sur l’ac­tion qu’ils misent, de manière spec­ta­cu­laire. 

Deux frères orphe­lins, Hiro et Tada­shi Hamada, sont passion­nés de science et de robo­tique. L’aîné, Tada­shi, a même mis au point Baymax, un Biben­dum chargé de soigner les malades. Quand San Fran­cisco est mena­cée par un complot crimi­nel, Hiro n’a d’autre choix que de détour­ner Baymax et de s’as­so­cier aux géniaux amis de son frère pour défendre la ville. 

Dès les premières images, l’enjeu d’un dessin animé de science-fiction est posé. Il y est ques­tion d’avan­cée scien­ti­fique, de maîtrise tech­no­lo­gique et même de voyage dans l’es­pace-temps. Et donc de danger immi­nent pour l’hu­ma­nité. Hiro est chargé de sauver le monde et le fera à grands renforts de courage et d’in­gé­nio­sité, mais sans grande imagi­na­tion narra­tive. 

Le film, visible en 2D et en 3D, est précédé du Festin, un court-métrage adorable sur la rela­tion d’un chien à son maître et à son écuelle. Du jamais vu pour le coup ! 

Véro­nique Le Bris