Les 7 Collines est un festi­val si réjouis­sant qu’il donne envie de le parcou­rir avec des bottes de 7 lieues pour ne pas en perdre une miette. Du 1er au 10 juillet, la 21e édition pren­dra ses aises à Saint-Étienne et dans 5 communes envi­ron­nantes. Pluri­dis­ci­pli­naire, auda­cieuse et grand public, la program­ma­tion promet, cette année encore, son lot de sensa­tions fortes. «  Le festi­val conserve une domi­nante cirque contem­po­rain, car c’est un domaine dans lequel on trouve beau­coup de propo­si­tions singu­lières. Cette année, trois spec­tacles intègrent de la magie nouvelle en racon­tant de véri­tables histoires. Nous sommes très heureux d’ac­cueillir le Finlan­dais Jani Nuuti­nen, qui nous fera croire à l’exis­tence d’un sixième sens. Avec la créa­tion Nuit du collec­tif Petit Travers, la magie s’im­mis­cera dans le jonglage, créant d’in­tri­gantes distor­sions. Yann Frish, cham­pion du monde de magie, y a mis sa patte. Le spec­tacle CloC permet­tra aussi au public de décou­vrir d’autres facettes de l’illu­sion­nisme  », dévoile Jean-Philippe Miran­don, direc­teur du festi­val. Bien d’autres surprises attendent les festi­va­liers. Comment ne pas se réjouir du grand retour des 7 Doigts de la Main ? Cette compa­gnie québé­coise, qui sait parfai­te­ment doser perfor­mance acro­ba­tique, humour et émotion, a concocté un spec­tacle autour du thème de la cuisine (voir aussi article p.44). Les Brési­liens du collec­tif Na Esquina lui emboî­te­ront le pas en venant volti­ger sous nos yeux avec leur formi­dable éner­gie. À ne pas manquer égale­ment, la créa­tion de la compa­gnie Gandini Juggling, qui fait dialo­guer danseurs et jongleurs dans une parti­tion toute en fantai­sie. Et puisque de danse et de perfor­mance il sera aussi ques­tion, la compa­gnie belge Het Kip devrait faire sensa­tion (dès 8 ans). Ses cinq danseurs ont imaginé un spec­tacle qui se joue des codes de la mascu­li­nité. Si le taux de testo­sté­rone est élevé, la tendresse n’en est pas moins présente. Avec ALs, c’est un groupe de filles qui sera de la partie : la danse devient musi­cale et le public est encou­ragé à inter­agir comme dans un concert. 

Aude Spil­mont