Cendrillon, en vrai ? Comme tout le monde garde à l’es­prit le dessin animé produit par Walt Disney en 1950, le studio éponyme a eu l’idée d’une nouvelle version du conte de Perrault, en prises de vue réelles et avec de vrais acteurs. Il en a confié la réali­sa­tion à Kenneth Branagh, gage de cinéma grand public exigeant. 

Le pari est-il réussi ? Tous les moyens ont été mis en œuvre pour qu’il le soit. L’adap­ta­tion reste fidèle à l’his­toire du dessin animé. Une jeune fille bien née et heureuse perd sa mère puis son père, entre-temps rema­rié à une marâtre ; avec ses deux filles, elles la traitent comme une domes­tique. Mais la jeune femme, aidée d’une bonne fée, séduit le prince et se venge ainsi de son infor­tune. 

Un soin parti­cu­lier a été apporté aux décors, aux costumes, au casting aussi, puisque Cate Blan­chett joue la belle-mère, tandis que les jeunes comé­diens proviennent des séries TV à la mode (Lily James de « Down­ton Abbey », Richard Madden de « Game of Thrones »)… 

Le film reste très acadé­mique, répé­tant beau­coup trop que le courage et la bien­veillance sont les deux valeurs morales les plus fortes. Aucune surprise à attendre donc, si ce n’est la perti­nence des effets spéciaux quand la citrouille et les souris se trans­forment pour accom­pa­gner Cendrillon au bal. Là, c’est bluf­fant ! 

Véro­nique Le Bris