Nathan est brillant mais bizarre. Enfant, il ne s’in­té­resse qu’aux motifs et aux chiffres, ne sait pas s’amu­ser avec des jouets et est inca­pable de tenir la main de sa mère. 

Quand il devient adoles­cent, son cas ne s’amé­liore pas. Mais sa mère, pour­tant déses­pé­rée par la froi­deur de son fils et la mort de son mari, a l’idée de le pous­ser à tenter les Olym­piades inter­na­tio­nales de mathé­ma­tiques. 

En s’en­traî­nant pour cette compé­ti­tion, Nathan va rencon­trer un prof doué et origi­nal, Taïpei, la prépa­ra­trice de l’équipe chinoise, Zhang Mai, et tout un tas de jeunes gens qui lui ressemblent et auxquels il peut enfin se confron­ter sans passer pour un « nerd ». 

Inspiré d’une histoire vraie, détec­tée par le réali­sa­teur Morgan Matthews alors qu’il tour­nait Beau­ti­ful Young Minds, un docu­men­taire sur la prépa­ra­tion de ces Olym­piades spéci­fiques, ce film traite avec tact  du cas de ces enfants inadap­tés à la société car trop doués. Et même si on n’en­vie jamais Nathan et ses capa­ci­tés hors normes, son éveil offre un message opti­miste. 

C’est le jeune Asa Butter­field qui joue Nathan, lui qui incar­nait Hugo Cabret. Tout en rete­nue mais avec une déter­mi­na­tion sans failles, il donne une huma­nité fragile à ce jeune person­nage hors du commun, et cela même quand il résout un problème mathé­ma­tique complexe. Le film vient de rece­voir le prix Cannes Écrans Juniors 2015.

Véro­nique Le Bris