Retour au début du siècle. À Lyon, c’est la vogue des buvettes en plein air. Celle du quai Saint-Antoine, située à l’ex­tré­mité de la passe­relle du palais de justice, a perpé­tué la tradi­tion et sert les prome­neurs du bord du fleuve depuis 1872. Bapti­sés « bancs de tisane » à leur créa­tion, car l’al­cool n’y était pas auto­risé, ces kiosques ont rapi­de­ment adopté le joli nom de « pieds humides ». Atta­blés aux terrasses en plein air, ou accou­dés au comp­toir sous l’abri, les clients risquaient en effet de se mouiller les pieds.

Aujourd’­hui, diffi­cile de dégo­ter une table libre les jours de marché. La vue de carte postale sur le palais de justice et la cathé­drale Saint-Jean attire les plus grands. Pour les plus petits, un espace dégagé pour courir et s’amu­ser. Plateaux d’huîtres, salades ou grillades sont propo­sés aux affa­més. Et si le soleil est au rendez-vous, on peut même s’aven­tu­rer sur le fleuve, puisque Navig’in­ter orga­nise des balades en bateau sur la Saône et le Rhône. Au choix : une esca­pade jusqu’au confluent ou un tour de l’île Barbe. Embarque­ment sur le quai, au pied de la buvette.

Julie Banos.