Ali a ouvert en 2004 sa petite caverne, sans user d’un sésame magique, mais après un licen­cie­ment et 3 ans au chômage. Plus connu dans le quar­tier sous son “ nom de scène ”, Jimi Vintage, fan de Hendrix, est un pion­nier de la fripe seven­tieseigh­ties… des décen­nies auxquelles il voue un véri­table culte. Une règle d’or : dans ces lieux ne sont accep­tés que les articles “ majeurs ” (mini­mum 20 ans d’âge) pour trôner dans ses rayons encom­brés. Côté clien­tèle, beau­coup de mineurs ; comme le dit Jimi, “ ce sont les jeunes qui font la mode ”. La tendance est actuel­le­ment aux années 90. Le maître des lieux a pour sa part opté pour des santiags et arbore les “ inimi­tables petites vestes en cuir millé­si­mées 70–80 ”. Un sourire mali­cieux au coin des lèvres, Jimi se dit “ écores­pon­sable ”, car il recycle les modes et les tendan­ces…

Vincent Jadot