Avant d’en­ta­mer l’as­cen­sion de la montée de la Grande-Côte, une enseigne spécia­li­sée dans le design attire l’at­ten­tion : Twig 7. Un nom de code ? Une réfé­rence à un créa­teur scan­di­nave ? Non, Manu, le maître des lieux, le confesse avec malice, c’est un person­nage de roman, un vampire déca­dent. Ici rien n’est déca­dent, bien au contraire, tout n’est qu’ordre, beauté des matières, pureté des lignes, des formes. Lui et son asso­cié, Stefane, sont tombés dans la marmite de la brocante, dès le plus âge.

Pourquoi avoir choisi le design des années 50 à 70 ? Tout a commencé, pour Manu, avec la musique, la passion du jazz, des notes qu’il consi­dère en parfaite harmo­nie avec un mobi­lier stylé, profilé, élégant. Pour appré­cier quelques morceaux de Char­lie Parker, quoi de mieux que le mythique fauteuil Eames Lounge Chair et son repose-pied otto­man ? Cette pièce de collec­tion créée en 1956 par Charles et Ray Eames est encore éditée à ce jour. Mais Manu a plutôt un faible pour les desi­gners danois et suédois, il appré­cie leurs lignes pures et leur travail du bois, du cuir. Deux pièces en parti­cu­lier le font rêver, ses deux « graals » : un fauteuil d’Hans Wagner et un canapé de Find Jihl, qu’il aime­rait inté­grer dans son inté­rieur, mais c’est hors de prix. En revanche, chez Twig 7, on peut faire de bonnes affaires, notam­ment sur certains objets encore édités que l’on peut obte­nir à 50 % du prix neuf.

Vincent Jadot