Dans Juras­sic Park, il y a 22 ans, le docteur rêvait d’un parc à thème dans lequel les visi­teurs évolue­raient au milieu des dino­saures. Juras­sic World a fina­le­ment vu le jour, sur une île du Costa-Rica, et des animaux préhis­to­riques y côtoient des humains venus du monde entier. 

Pour augmen­ter la fréquen­ta­tion, il faut sans cesse inno­ver. La direc­trice Claire Dearing a pour cela eu l’idée de modi­fier géné­tique­ment certains spéci­mens, pour les rendre encore plus impres­sion­nants. Mais personne ne maîtrise plus leurs réac­tions. Et quand l’In­do­mi­nus Rex s’en­fuit de son enclos, la menace est réelle. Bref, c’est la panique, et elle est d’au­tant plus forte que Claire a invité ses deux neveux et qu’ils ont dispa­ru… 

Véri­table film catas­trophe, bourré bien sûr d’ef­fets spéciaux spec­ta­cu­laires – les dino­saures ont l’air réels et vivants -, Juras­sic World joue avec la peur et l’at­ti­rance, comme le ferait un vrai film d’épou­vante. 

Atten­tion donc aux trop jeunes enfants et aux émotifs, ce quatrième opus risque de les trau­ma­ti­ser ou de les dégoû­ter à vie des parcs d’at­trac­tion. 

Pour les autres, à part une destruc­tion massive qui ne laisse pas augu­rer d’un cinquième volet, l’his­toire est hale­tante, spec­ta­cu­laire, enle­vée… trop d’ailleurs pour que les méchants aient le temps de prendre une véri­table consis­tance et donc de tisser une bonne intrigue. Et cela malgré la présence d’Omar Sy dans un second rôle. 

Véro­nique Le Bris