Léo, 11 ans, est un jeune garçon presque comme les autres. Il adore les romans poli­ciers et doit être hospi­ta­lisé pour guérir de la mala­die qui le cloue au lit. En plus, il possède un secret. Un don même, qui lui sera plus qu’u­tile quand, à l’hô­pi­tal, il rencon­trera Alex, un poli­cier coincé dans un fauteuil roulant. 

C’est en voulant arrê­ter une bande de crimi­nels qui menace de s’ap­pro­prier New York qu’A­lex a été blessé à la jambe. Les malo­trus sont en fuite mais toujours aussi néfastes. En faisant équipe avec Léo et son double fanto­ma­tique, Alex parvien­dra-t-il, sans sortir de l’hô­pi­tal, à les empê­cher de faire main basse sur la ville ? 

Cinq ans après l’élé­gant Une vie de chat, le duo de réali­sa­teurs Jean-Loup Feli­cioli et Alain Gagnol signe un nouveau un polar, d’un genre fantas­tique cette fois. Ils ont délaissé les nuits pari­siennes pour New York et s’y faufilent avec la même souplesse, adop­tant le graphisme typique des films noirs des fifties. Les ombres sont portées, les couleurs franches et les lignes nettes, dessi­nées à la craie sur papier avant d’être retra­vaillées par ordi­na­teur. 

Dans ces décors magni­fiques, l’his­toire s’ins­talle progres­si­ve­ment, géné­rant bien­tôt un suspens hale­tant, tout en se jouant de la contrainte de mener une enquête en restant immo­bile jusqu’au dénoue­ment. Avec ses person­nages bien campés et atta­chants, ce dessin animé auda­cieux est une vraie réus­site, qui revi­site avec malice le polar fantas­tique et le film de super­hé­ros. 

Véro­nique Le Bris