Quand Thomas débarque de son monte-charge rouillé au beau milieu d’un terrain vague, cerné par un laby­rinthe géant (le Bloc), il est accueilli froi­de­ment. Comme lui, une centaine de jeunes garçons sont arri­vés un jour, sans expli­ca­tions et en ayant perdu toute mémoire. Eux ont fini par se struc­tu­rer en une société bancale, avec un leader et tout un tas de rôles plus ou moins défi­nis. 

Le nouveau venu est convaincu qu’il peut s’échap­per… Il tente donc sa chance au cœur même du laby­rinthe, dont la forme évolue chaque nuit. Parvien­dra-t-il à trou­ver une issue ? Survi­vra-t-il à cet étrange mal qui menace ses compa­gnons ? Qui donc est le dernier arri­vant ? Et que peut-il en tirer ? 

Dans la lignée des adap­ta­tions litté­raires à succès, ce Laby­rinthe est aux garçons ce que Diver­gente était aux filles : un thril­ler post-apoca­lyp­tique à sensa­tions fortes, où l’in­tel­li­gence d’un servira la cause de tous. 

Pour­tant, même si l’in­trigue de départ crée un suspens réel tant le laby­rinthe est inhos­pi­ta­lier et qu’il paraît impos­sible d’y échap­per, le film ne captive pas jusqu’au bout. Comme si le récit était trop riche et qu’en le simpli­fiant pour en faire un film, il avait perdu sa singu­la­rité. L’en­nui monte et le pourquoi du sort de ces garçons perdus n’a fina­le­ment plus beau­coup d’im­por­tan­ce… 

Véro­nique Le Bris