Depuis 2005, les gones de tous âges avaient rendez-vous au cinéma durant les vacances de la Tous­saint. Désor­mais, ce sont les mômes de toute la région Rhône-Alpes ainsi que du Jura qui décou­vri­ront les films d’art et d’es­sai qui leur sont dédiés, les cinés-goûters et les cinés-concerts. 

34 salles sont concer­nées par l’évé­ne­ment, qui pour l’oc­ca­sion a changé de nom pour adop­ter celui, moins typique­ment lyon­nais, de Toiles des mômes et s’est refait un look plus moderne. 

Le prin­cipe, en revanche, reste le même, avec une program­ma­tion pensée pour chaque âge, des tout-petits aux adoles­cents : des anima­tions et ateliers – cette année, de la séri­gra­phie sur sacs en toile et des marion­nettes autour de l’uni­vers de Tom Pouce -, des goûters après les projec­tions et, bien sûr, le concours de dessin sur le thème « Imagine un cadeau d’an­ni­ver­saire », doté de cadeaux, coor­ga­nisé avec les éditions Grains de Sel. 

 

Au total, une ving­taine de films sont à décou­vrir. Cinq le sont en avant-première : Avril et le monde truqué, Cris­tal du long métrage au Festi­val d’An­necy 2015, hommage à l’uni­vers du dessi­na­teur Tardi, fera l’ou­ver­ture, tandis que Tout en haut du monde, prix du public à Annecy 2015, assu­rera la clôture. À voir égale­ment avant tout le monde : Les Espiègles, un programme de courts-métrages lettons, Une surprise pour Noël, venu du Canada et des États-Unis, et Neige et les arbres magiques, plusieurs petits films français, tous à conseiller à partir de 3 ou 4 ans. 

Deux cinés-concerts seront l’oc­ca­sion de vivre des films en musique live : Les Fantas­ma­go­ries de Seguno de Chomon, créé entre 1907 et 1909, permet­tra aux enfants de chan­ter au cinéma, tandis que Sametka, la chenille qui danse, créé entre 1965 et 1972, sera l’oc­ca­sion de connaître une nouvelle facette du travail du réali­sa­teur tchèque Zdenek Miller, le père de la Petite Taupe, sur fond de piano (voir p. 38).  

Parmi tous les films de la program­ma­tion, Grains de Sel recom­mande parti­cu­liè­re­ment aux plus grands de courir voir Adama, le premier film de Simon Rouby, l’épo­pée très poétique d’un jeune Afri­cain à travers le monde et l’Eu­rope en guerre (voir p. 40), et Phan­tom Boy d’Alain Gagnol et Jean-Loup Feli­cioli, un polar fantas­tique qui se déroule à New York (voir p. 38). 

Pour les plus petits, les animaux sont au programme : farfe­lus ou dansants comme la petite chenille, ils peuvent aussi être malins comme un renard ou turbu­lents comme le petit corbeau de La Course du siècle (voir p. 36). Pour ceux qui aiment le loufoque, Lilla Anna est amusante. Les poètes surréa­listes s’en­thou­sias­me­ront pour Le Salsi­fis du Bengale et autres poèmes de Robert Desnos, illus­tra­tions créa­tives de ses textes (voir p. 38). Enfin, ceux qui cherchent surtout à gran­dir se réjoui­ront d’Anina (voir p.40), des Petites casse­roles ou du Voyage de Tom Pouce

Comme d’ha­bi­tude, il y en a pour tous, pour tous les goûts. 

Véro­nique Le Bris