Roald Dahl, revu et corrigé par Wes Ander­son (À Bord du Darjee­ling Limi­ted ou La Vie aqua­tique), voilà de quoi susci­ter la curio­sité.

L’uni­vers loufoque, décalé, pince-sans-rire du cinéaste ne pouvait qu’of­frir une inter­pré­ta­tion inédite, origi­nale d’un des héros les plus rusés de l’écri­vain anglais.

Mr Fox est un renard voleur de poules, doté d’un esprit supé­rieur et d’un sens de la répar­tie enlevé. Depuis qu’il s’est marié, qu’il est devenu père de famille, il s’est recon­verti dans des acti­vi­tés plus licites. Sa vie tranquille lui pèse. Il achète bien­tôt un arbre, à proxi­mité de trois poulaillers d’éle­vage. Ses ennuis ne font alors que commen­cer…

Raconté ainsi, Fantas­tic Mr Fox ressemble à un conte pour enfants coquins, sensibles aux tribu­la­tions de ce père de famille hors normes, aux scènes burlesques et accé­lé­rées à la manière des films muets…

En vérité, les nombreuses réfé­rences écono­mico-poli­tiques, les subti­li­tés de langage et de compor­te­ment du renard, portées par un casting de voix améri­caines ou françaises excep­tion­nelles, s’adressent, elles, direc­te­ment à leurs parents. Le déca­lage constant et la BO endia­blée devraient mettre tout le monde d’ac­cord. 

Véro­nique Le Bris.