Plon­gée dans la pénombre, l’ins­tal­la­tion de He Xian­gyu invite à déam­bu­ler entre les vidéos ralen­ties d’une ving­taine de personnes aux bâille­ments conta­gieux. Camille Henrot tourne les services de hotline en déri­sion et apporte des réponses joyeu­se­ment absurdes aux problèmes contem­po­rains. Au 2e étage, l’œuvre de T.J. Wilcox impres­sionne par sa taille : sur un immense écran suspendu, l’ar­tiste projette un film pano­rama à 360°. Plus loin, chaus­sés de lunettes 3D, les visi­teurs assistent au ballet végé­tal orches­tré par Cyprien Gaillard, avant de plon­ger le regard dans les tableaux énig­ma­tiques de Thomas Egge­rer. Au dernier étage, Nina Beier trans­forme en sculp­tures une série de perruques apla­ties sous cadre, et en paysage des coco-fesses des Seychelles posés sur du terreau.

Blan­dine Dauvi­laire