Entre le cirque et le théâtre, entre la danse et la musique, Pati­noire joue dans les sables mouvants de la fragi­lité, du joyeux déses­poir qui nous habite.
Un homme seul en scène. Singu­lière confi­gu­ra­tion pour Patrick Léonard habi­tué à jouer au cirque à plusieurs ; il est l’un des fonda­teurs de la compa­gnie québé­coise Les 7 doigts de la main. Il va de brico­lages en maladresses, qui sont autant d’ex­ploits.
Deux chaises, une table, des baffles, une platine et sa valise de vinyles. Assez pour dire la vie de tous les jours avec une virtuo­sité qui en souligne tous les déséqui­libres.
C’est un danseur de bric-à-brac, jongleur ébou­rif­fant qui fait feu de tout ce qui lui tombe entre les mains. Il jette son corps dans l’en­vol et le rebond, comme on marche sur des oeufs pour éviter le pire.