Il y a deux ans, le remake de la série télé­vi­sée des années 1960 et 1970 par Nico­las Vanier avait réuni près de 3 millions de spec­ta­teurs. Ce deuxième épisode, plus maîtrisé, fera-t-il mieux ? 

Empê­ché par une expé­di­tion au bout du monde, Vanier a confié les commandes de cette suite au Québé­cois Chris­tian Duguay (Jappe­loup). Celui-ci montre un talent certain pour filmer les animaux en mouve­ment et les Alpes françaises de manière spec­ta­cu­laire. Il est même bien plus adroit que son prédé­ces­seur pour diri­ger les acteurs. 

Le récit s’ins­talle dans une France libé­rée mais qui garde encore des stig­mates de la seconde guerre mondiale. La belle Ange­lina, par exemple, enga­gée dans la Résis­tance, n’est plus reve­nue à Saint-Martin depuis deux ans. Elle doit arri­ver sous peu mais son avion prend feu. C’est en partant à sa recherche que Sébas­tien, toujours accom­pa­gné de sa fidèle Belle, va faire la rencontre de sa vie, celle qui promet un troi­sième épisode apaisé. 

Toujours dans de beaux paysages, en été cette fois, le récit, plus fluide, tient un suspens bien­venu qui alterne avec des scènes d’émo­tion pas trop surjouées. Comme souvent, la suite est de meilleure qualité, grâce à un scéna­rio qui ne se contente plus de repo­ser sur une seule idée mais bien sur une aven­ture dans son inté­gra­lité. 

Véro­nique Le Bris