Dans l’Ir­lande du IXe siècle, Bren­dan découvre l’art de l’en­lu­mi­nure, auprès des moines de l’ab­baye forti­fiée de Kells. Ce jeune garçon de 12 ans se révèle d’ailleurs très doué dans la réali­sa­tion de ces dessins magni­fiques. Mais, pour complé­ter le livre inachevé de Kells, Bren­dan ressent la néces­sité de sortir de l’en­ceinte et se retrouve au cœur de la forêt enchan­tée. S’il découvre la beauté du monde exté­rieur, il doit aussi affron­ter de nouveaux dangers. Et à cette époque, ils sont nombreux et parti­cu­liè­re­ment menaçants.
Adap­ter la légende du livre de Kells était évidem­ment un énorme défi. D’abord parce que l’his­toire n’est ici pas fami­lière aux enfants et qu’elle se situe au cœur d’une période obscure dont on parle très peu. Le réali­sa­teur Tomm Moore n’a d’ailleurs pas complè­te­ment réussi ce chal­lenge. L’his­toire de Bren­dan reste complexe, diffi­cile à comprendre même pour les adultes peu initiés au sujet. Moore déjoue le piège en misant sur la beauté de ses dessins qui sont d’une splen­deur abso­lue, aussi quand il s’agit de mettre en scène les terribles Vikings qui menacent l’ab­baye.

Véro­nique Le Bris

Critique parue dans Grains de Sel 47, février/mars 2009