En ouver­ture de la Bien­nale Musiques en scène l’au­di­to­rium de Lyon propose un week-end entier d’ani­ma­tions autour de la musique et du diver­tis­se­ment.

Propos de Jean-Marc Bador, direc­teur de l’Au­di­to­riu, recueillis par Blan­dine Dauvi­laire. (Extraits)

Début mars, dans le cadre des week-ends festifs bapti­sés Happy days, vous propo­sez avec la bien­nale Musiques en scène une multi­tude d’évé­ne­ments sur le thème du diver­tis­se­ment, dont certains sont gratuits…

Le but est de se faire plai­sir en décou­vrant des propo­si­tions musi­cales de très haut niveau qui restent ludiques. On va jouer l’une des grandes parti­tions du réper­toire sympho­nique, les Tableaux d’une expo­si­tion de Mous­sorg­ski dans l’or­ches­tra­tion de Ravel, mais avec des projec­tions de courts-métrages de mangas d’Osamu Tezuka, aussi connus au Japon que Fanta­sia ici. Le jeu vidéo s’in­vi­tera égale­ment dans ce concert avec une créa­tion de Daniele Ghisi, Pong, inspi­rée des premiers jeux sur ordi­na­teur, avec des gens qui joue­ront en direct sur la musique. On pourra entendre deux œuvres élec­tro­niques plutôt inat­ten­dues dans nos murs : Baga­telles de Mason Bates et une créa­tion nouvelle de Pierre-Alexis Lavergne, lors d’un concert où les instru­ments tradi­tion­nels rencon­tre­ront les machines. Un concert jeune public avec l’ac­cor­déo­niste Pascal Contet mêlera musique et vidéo un peu hypno­tique. Il y aura des matchs d’im­pro­vi­sa­tion très drôles entre percus­sion­nistes. Et un concert-danse parti­ci­pa­tif avec Sylvain Groud et sa compa­gnie Mad. Ce sera impres­sion­nant de voir une choré­gra­phie portée par toute la salle sur la musique répé­ti­tive et très prenante de Reich.

Sans oublier le ciné-concert La Prin­cesse aux huîtres de Ernst Lubit­sch…

Il sera accom­pa­gné de la musique contem­po­raine de Martin Mata­lon, ce sera la rencontre entre des images noir et blanc de toute beauté et cette musique inci­sive jouée par l’en­semble Ars Nova. L’Au­di­to­rium ne cesse d’in­ven­ter de nouvelles formes de spec­tacles pour toucher de nouveaux publics, parce que cette maison de la musique est vrai­ment celle de tous les Lyon­nais.