En péné­trant dans le centre histo­rique, la brise marine emporte tous les clichés (mafia, grève des éboueurs…). Rome et Florence ont souvent occulté Naples, mais son patri­moine remon­tant à la Grèce antique, ses places, ses palais sont pour­tant tout aussi précieux, avec en supplé­ment cette effu­sion de vie dans les rues : est-ce l’in­fluence du Vésuve qui lui donne ce carac­tère volca­nique ? L’as­cen­sion de ce géant est très prisée par les touristes. Mais pour impres­sion­ner les appren­tis vulca­no­logues, mieux vaut opter pour les champs Phlé­gréens et le cratère de la Solfa­tare. Les fume­rolles, les déga­zages fréquents impres­sionnent petits et grands. Que tous se rassurent, la dernière érup­tion remonte à l’an 1198. La vue pano­ra­mique y est égale­ment un régal.
Pompéi est l’autre lieu incon­tour­nable. Pour les jeunes histo­riens, on peut préfé­rer le site d’Her­cu­la­num, qui a lui aussi subi la colère du Vésuve. Plus petit, un peu moins fréquenté et mieux conservé, tout aussi impres­sion­nant avec ses meubles carbo­ni­sés et des pièces qui font revivre le passé.
Autre richesse du patri­moine à dégus­ter sur les belles piaz­zas ombra­gées : la Marghe­rita, pizza qui aurait été créée en hommage à la famille royale en visite dans la ville. Aux couleurs du drapeau italien (vert blanc rouge), la Marghe­rita porte le nom de la reine.
Une fois repu, pour digé­rer au frais et faire une visite inso­lite, direc­tion les cata­comba di San Gennaro. Ce dédale de cata­combes offre une succes­sion de mysté­rieuses fresques et de tombeaux qui semblent tout droit sortis des Aven­tu­riers de l’arche perdue. Pour profi­ter de la vue et de la brise marine, cap sur le castel dell’Ovo : un très beau château avec vue sur mer. On raconte que le poète Virgile a déposé un œuf dans ses fonda­tions et que s’il se casse, l’édi­fice s’écrou­lera sur la ville. De quoi mettre un peu de piment dans la visite.

Vincent Jadot

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