Le festi­val Les Chants de Mars, qui fête sa 10e édition, pour­suit son explo­ra­tion de la chan­son française actuelle en mêlant les inspi­ra­tions, les têtes d’af­fiches et les artistes émer­gents, les profes­sion­nels et les amateurs. Plus de trente rendez-vous sont propo­sés durant 5 jours ! L’éclec­tisme du festi­val, ses prix doux (plusieurs soirées sont gratuites) et la diver­sité des lieux inves­tis dans la ville sont une belle occa­sion pour partir en famille à la décou­verte de ces scènes vivantes. 

Une traî­née de fous rires accom­pagne depuis 2012 la tour­née de l’Al­pha­bête du Zarbi Circus, spec­tacle tiré du livre-CD de Pierre Jouis­homme, qui égraine les comp­tines loufoques sur les animaux de A à Z : un mammouth mange une moumoutte, un skunk punk, etc. Une scène est ouverte aux enfants et ados chan­teurs ou musi­ciens, « Salade de petits bruits », où ils pour­ront rencon­trer un vrai mais bien­veillant public, précé­dée d’un stage parents-enfants (5 à 12 ans).

En dehors de ces temps conçus pour le jeune public, les préados et ados (à partir de 12 ans) pour­rons trou­ver leur bonheur dans le reste du programme. La soirée Schvé­dranne + Mehdi Krüger propo­sera une asso­cia­tion (d)éton­nante de poésie urbaine et de nappes élec­tro, suivi d’un mélange de hip-hop et de slam. Avec Zoufris Mara­cas, Pitt Poule, Omar et mon accor­déon, avis de tempête de rimes et rythmes festifs, métis­sés et dansants dans la grande salle du Trans­bor­deur ! On pourra aussi goûter les mots épicés d’Eve­lyne Gallet lors d’un café-concert haut en couleur ou s’étour­dir à la fanfare déjan­tée de Loïc Lantoine & the very big expe­ri­men­tal toubi­fri orches­tra. Parmi les événe­ments gratuits ou à prix libre : le tour de chant (et de force !) d’une ving­taine d’ar­tistes qui présen­te­ront les chan­sons écrites lors des 24 heures du mot, suivi de la séduc­tion pop-rock d’Hil­de­brandt, le swing de Claire Sabbagh lors d’un brunch-concert, la scène ouverte des « jeunes pousses », et encore le spec­tacle de Buri­dane accom­pa­gnée d’une chorale d’élèves lyon­nais. 

Sandrine Boucher