Parce qu’elle n’a ni frère ni sœur, que sa mère est bien trop occu­pée et sa grand-mère très fati­guée, le Petit Chape­ron rouge s’en­nuie. Alors la fillette décide de traver­ser la forêt, mais les bois sont parfois peuplés de drôles de loups… En adap­tant le conte de Charles Perrault de manière dépouillée, avec une force et une intel­li­gence rares, Joël Pomme­rat fait entendre l’his­toire comme jamais. Sur la scène quasi­ment nue, nimbés de lumières subtiles qui attisent l’émo­tion, deux comé­diennes et un comé­dien narra­teur trans­portent les spec­ta­teurs. Parfai­te­ment ryth­mée, susci­tant le rire et la peur, la pièce creuse la vérité de chaque person­nage. Elle éclaire l’iné­pui­sable richesse de ce récit initia­tique qui invite chacun à chemi­ner en restant en alerte.

Blan­dine Dauvi­laire