Depuis 11 ans, Dofus est un jeu en ligne qui réunit chaque mois 1,5 million d’adeptes, décliné depuis en livres, série animée, événe­ments… et aujourd’­hui au cinéma. C’est une success story française, née et toujours créée à Roubaix par la société Ankama. 

Pour ceux à qui tout cela aurait échappé, un dofus est un œuf de dragon qui concentre son âme immor­telle et distille des super­pou­voirs à celui qui le possède. Dans l’his­toire de Julith, deux dofus sont solli­ci­tés, celui d’ébène qui vient d’être volé, et celui d’ivoire qu’il faut aller cher­cher pour contrer l’autre. Sans cela, la séré­nité de Bonta, la ville où vit Joris, serait mena­cée. 

Joris, une sorte de petit lutin noir orphe­lin, était jusqu’a­lors protégé par Papy­cha. Mais lorsque celui-ci est appelé en mission, Joris ne peut s’em­pê­cher de braver l’in­ter­dit. C’est alors qu’il découvre sa force et ses pouvoirs.  

Cela vous semble abscons ? Les enfants se retrou­ve­ront pour­tant très bien dans cette aven­ture épique, dopée aux super­pou­voirs et aux trans­for­ma­tions habi­tuel­le­ment dévo­lues aux mangas. Une influence assu­mée par les créa­teurs, même si l’es­thé­tique (plus fine) comme la narra­tion (plus subtile) s’en détachent suffi­sam­ment pour qu’on perçoive que Dofus n’est pas japo­nais, mais complè­te­ment euro­péen. 

Véro­nique Le Bris