Après Le Peuple migra­teur en 2001 et Océans en 2009, Jacques Perrin et son compère Jacques Cluzaud ont repris leurs camé­ras, avec l’am­bi­tion de dépeindre exclu­si­ve­ment l’Eu­rope et la manière dont y sont nées les saisons. 

Le film débute il y a 12 000 ans, alors que l’Eu­rope est un terri­toire gelé qui se réchauffe brusque­ment. Ce conti­nent se trans­forme alors en une immense forêt, au milieu de laquelle se déve­loppe une vie sauvage pleine d’ani­maux, ryth­mée par l’im­muable succes­sion des saisons. Au fur et à mesure que l’homme appa­raît et se civi­lise, il va boule­ver­ser cet équi­libre natu­rel. 

Ce nouveau docu­men­taire du duo Perrin-Cluzaud reprend la recette qui a fait leur succès : des images spec­ta­cu­laires, une grande variété d’ani­maux captés dans leur envi­ron­ne­ment natu­rel et filmés au plus près, peu de commen­taires, la musique évoca­trice de Bruno Coulais et un message écolo-opti­miste qui suscite une néces­saire prise de conscience. 

Cepen­dant, outre l’im­pres­sion d’as­sis­ter à un long cata­logue d’images, le film perd en péda­go­gie, puisqu’on ne sait que rare­ment où l’on est et quelles espèces sont filmées. De plus, les épisodes où appa­raissent les hommes à leurs diffé­rents âges sont grotesques mais heureu­se­ment rares.  

Pour ceux qui acceptent toute­fois de se lais­ser ainsi porter, ce docu­men­taire est à voir en famille. 

Véro­nique Le Bris