Au Fanzine Camping, vous serez bien reçus, mais impos­sible d’y plan­ter votre tente pour les vacances, même si l’en­droit a un charme fou : une cour d’école à l’an­cienne qui rime avec récré, s’amu­ser et parta­ger. C’est l’es­prit des fanzines et de ce festi­val. 

Ici, quand on rentre en classe, c’est pour dessi­ner, plier, mettre en couleur… car la matière prin­ci­pale ensei­gnée, c’est le DIY. Lors de la 1re édition, près de 200 fanzines avaient été collec­tés. Au regard des auteurs illus­tra­teurs invi­tés cette année à user des kilo­mètres de mines, de poils de pinceaux, pour compo­ser et illus­trer de petites merveilles, on peut dire qu’on sera à bonne école.

Mais atten­tion, pas de carnet de notes, on travaille pour le plai­sir ! Avec des ateliers où l’on aime dessi­ner dans la marge, comme celui des Tontons racleurs (collec­tif belge) et leur théma­tique déto­nante « séri­gra­phie et tir à l’arc ». On impri­mera à l’aide d’une machine à lasagnes, on gravera sur Tetra Pack avec Marine Rivoal…

Il y en aura pour tous les âges (même les 0–3 ans) et toutes les humeurs. La fanzi­no­thèque offrira aux dévo­reurs de fanzines des centaines d’ou­vrages collec­tés et parta­gés. Les selfies ne feront pas le poids face au Photo­ma­ton écolo-bricolo, Youtube sera ringar­disé par l’ate­lier praxi­no­scope.

Pour chas­ser les four­mis dans les jambes, direc­tion le club disco avec un bal masqué, du mix, du sample sur cassettes audio, du cirque, des projec­tions et ouf… un coin sieste ! Last but not least, Georges, toujours dans les bons coups, sera de la partie.

Vincent Jadot