En quête d’ins­pi­ra­tion pour vos vacances d’été ? Havre de paix pour vous ressour­cer en famille, desti­na­tion mécon­nue, séjour chic, formule itiné­rante, héber­ge­ment inso­li­te… 

Faites le plein d’idées ! 

Un dossier de Aude Spil­mont pour Grains de Sel (mise à jour  mai 2016)

 

Une île si authen­tique

Houat est la petite sœur de Belle-Ile. Située à 45 minutes de traver­sée de Quibe­ron, cette petite île qui s’étire sur 3,2 kilo­mètres de long fait vrai­ment ressen­tir la signi­fi­ca­tion du mot authen­ti­cité. Le bourg avec ses maisons blanches aux toits en ardoise et le port contri­buent pour beau­coup à son charme. Mais ce qui frappe d’abord à Houat, c’est l’om­ni­pré­sence de la nature, où se mêlent les falaises grani­tiques, les plages de sable blanc et la lande odorante. C’est ici qu’E­len le Hyaric et son mari ont créé leur petite acti­vité touris­tique, joli­ment inti­tu­lée La Boîte à Pois­sons. Son île, Elen y a vécu jusqu’à ses 18 ans, avant une échap­pée de quelques années à Nantes. « Mon atta­che­ment à Houat est viscé­ral. J’ai toujours voulu y reve­nir ». Depuis quatre ans, la famille Hyaric accueille chaque été les vacan­ciers dans 4 tentes façon inuit, un dôme et une grande tente de convi­via­lité. Le matin, Elen apporte un copieux petit déjeu­ner avec des confi­tures faites maison. « Cette île est un para­dis pour les enfants. Ici, on vit avec les éléments. On se déplace à pied, en vélo ou en carriole. Seuls les commerçants et le méde­cin sont auto­ri­sés à avoir une voiture ». Baignade, flâne­rie sur le port, balade sur les sentiers côtiers, visite du musée de l’Éclo­sa­rium, il y a beau­coup à faire à Houat, en lais­sant le temps douce­ment s’écou­ler.

La Boîte à Pois­sons sur l’île de Houat. Tente inuit pour 4 personnes à 96€ la nuit. Tél. 06 65 45 60 89. http://laboi­tea­pois­sons.fr

 

Douce itiné­rance en France

Pion­nière des séjours itiné­rants en liberté en France, l’agence drômoise Safran­tours cultive un bel esprit. Depuis 22 ans, elle séduit des parents soucieux de parta­ger avec leurs enfants des vacances qui réservent, chaque jour, de nouvelles décou­vertes au détour d’un village, d’un paysage, d’une culture et d’une histoire. Ses séjours à vélo, en canoë ou accom­pa­gnés d’un âne sont spécia­le­ment conçus avec des itiné­raires adap­tés aux enfants. Les héber­ge­ments en maisons d’hôtes ou hôtel fami­lial sont aussi garan­tis family friendly. À vous de piocher, au gré de vos envies, dans les propo­si­tions foison­nantes. Remon­tez le Lot à vélo et faites des haltes nautiques, visi­tez des villages médié­vaux, des moulins. Avec la compli­cité d’un âne qui portera vos bagages, vous pour­rez aussi visi­ter les sublimes gorges de l’Ar­dèche. Quant aux enfants plus grands, ils pour­raient adorer se prendre pour Robin­son Crusoé en parcou­rant l’Al­lier et la Loire en canoë avec de belles étapes pour se repo­ser, se rassa­sier et s’émer­veiller. 

Safran­tours. Tél. 04 75 25 78 78. www.safran­tours.com

  

Maison bateau à Berlin

Et pourquoi pas visi­ter Berlin en logeant dans un lieu atypique et design ? À 20 minutes du centre de Berlin en tram ou à vélo, une maison bateau offre une vue unique sur la rivière Spree, avec d’im­menses baies vitrées et une terrasse en bois. De son lit, on peut voir passer les canards. À la nuit tombée, les lumières de la ville s’illu­minent au loin avec, au milieu, la tour de télé­vi­sion (emblème berli­nois). Cosy à souhait, l’in­té­rieur de la maison bateau, qui peut accueillir une famille de quatre personnes, est tout aussi design que son écrin exté­rieur. Ville d’his­toire, ville aux quar­tiers bran­chés où des artistes et créa­teurs affluent du monde entier, ville verte avec ses parcs et ses lacs, Berlin possède une vraie force d’at­trac­tion. 

Modern House­boat à Berlin. Entre 210 et 320€ la nuit pour 4 personnes. www.modern­hou­se­boat.com

 

On dort en refuge

Crapa­hu­ter en montagne est un plai­sir, mais la pers­pec­tive de dormir en refuge consti­tue pour les enfants une moti­va­tion supplé­men­taire ! Pour les petites tribus, le Club alpin français et son comité de Savoie proposent un guide gratuit qui recense 29 refuges où se rendre en famille en Savoie, Haute-Savoie et dans le parc natio­nal de la Vanoise. Chaque refuge fait l’objet d’une fiche illus­trée avec toutes les infor­ma­tions néces­saires pour orga­ni­ser son esca­pade : accès routiers pour se rendre au départ, temps de parcours, déni­velé, acti­vi­tés ou curio­si­tés aux alen­tours … Malin, ce guide donne aussi des infor­ma­tions sur la vie en refuge et les règles élémen­taires de sécu­rité en montagne. Il four­nit, en outre, de judi­cieux conseils aux parents pour donner le goût de la marche aux enfants. 

Refuges en famille, guide gratuit dispo­nible dans les offices du tourisme de Savoie et Vanoise et télé­char­geable sur www.club-alpin-savoie.org (rubrique refuges).

 

Au-dessous du volcan

Tout commence en 1958. Guy de Saint-Cyr, alors étudiant, assiste à l’érup­tion du volcan Strom­boli, en Sicile. Le feu sacré ne le quit­tera plus. Il devient volca­no­logue, puis fonde, il y a trente ans, à Lyon, la seule agence de voyages française spécia­li­sée dans les volcans. Aussi fondus que lui, sa femme Monique, son fils Tanguy et depuis peu son petit-fils, travaillent à ses côtés. Parmi les expé­di­tions au cata­logue figurent des voyages de l’ex­trême, mais aussi des formules acces­sibles en famille avec des enfants dès 10 ans. Le voyage Souffle d’Éole, en Sicile, vous propose ainsi de partir à bord d’une goélette pour décou­vrir les îles Éoliennes et l’in­con­tour­nable volcan Strom­boli. Aux Açores, l’ex­pé­di­tion conjugue quant à elle décou­verte des volcans et des céta­cés. Autre décor à Santo­rin, en Grèce, où le voyage n’a pas seule­ment été conçu pour profi­ter de la mer bleu profond, de la beauté des falaises et des villages typiques. Des excur­sions archéo­lo­giques et volca­no­lo­giques permettent de mieux comprendre les boule­ver­se­ments géolo­giques qui ont façonné ce paysage magni­fique.

Aven­ture et volcans. Tél. 04 78 60 51 11. www.aven­tu­re­vol­cans.com

 

Cabanes perchées ou sur pilo­tis

En Dordogne, sur un domaine de 15 hectares, le moulin de la Jarousse est une struc­ture fami­liale qui propose 25 héber­ge­ments inso­lites. Pour ceux qui rêvent de prendre de la hauteur, de confor­tables cabanes perchées dans les arbres accueillent jusqu’à 6 personnes. Chacune est unique. La bien-nommée 3 chênes, acces­sible par un pont de singe, se compose d’un salon, de 2 chambres et d’une terrasse. Dans un autre style, la cabane sur pilo­tis face à l’étang vous donne­rait presque l’im­pres­sion d’être au Canada. Dans le domaine, des yourtes mongoles et des chalets en rondins sont égale­ment dispo­nibles avec accès pour tous à la piscine. Le site est aussi une porte ouverte sur le terri­toire nord de la Dordogne, que Jules Verne quali­fia le premier de Péri­gord vert. 

Moulin de la Jarousse, Dordogne. Tél. 05 53 52 37 91. www.loca­tion-en-dordogne.com

 

Serbie, spots touris­tiques

Desti­na­tion mécon­nue, la Serbie offre un dépay­se­ment total au cœur de l’Eu­rope à des prix ultra-abor­dables. Pour faire connaître les richesses natu­relles, patri­mo­niales et cultu­relles de ce carre­four des Balkans, l’Of­fice du tourisme natio­nal a créé un site inter­net en français : www.serbie.travel. Ces dernières années, un tourisme centré autour des tradi­tions locales et de l’ha­bi­tat rustique s’est beau­coup déve­loppé. Au cœur de la province de Voïvo­dine, des petites chau­mières authen­tiques (les salas) peuvent être louées à partir de 20 euros la nuit. L’ethno-parc Terzica Avlija propose une échap­pée cham­pêtre avec des ateliers pote­rie. Clas­sée au patri­moine mondial de l’Unesco, Stude­nica mérite égale­ment le détour. Vous pour­rez même dormir dans le monas­tère le plus pres­ti­gieux de Serbie (4 euros la nuit). D’autres spots s’ouvrent égale­ment aux familles. Le Danube, pour des descentes douces en canoë. Sans oublier Belgrade, la capi­tale, où la jeunesse pousse de l’avant. L’at­mo­sphère y est unique, avec ses influences à la fois orien­tales et occi­den­tales. 

Desti­na­tion Serbie, www.serbie.travel

 

Au cœur des parcs régio­naux

Lancé il y a un an, le site inter­net Desti­na­tion Parcs est le fruit d’une colla­bo­ra­tion entre quatre parcs natu­rels régio­naux : le Vercors, les Bauges, la Char­treuse et les Baron­nies provençales. S’ap­puyant sur les acteurs du tourisme local, le site propose onze séjours au cœur de ces terri­toires au patri­moine natu­rel et cultu­rel remarquable. Parmi les séjours desti­nés aux familles, L’Enquête du temps invite les vacan­ciers à un périple dans le massif des Bauges, les pieds sur la terre et la tête dans les étoiles. Au programme des réjouis­sances : une randon­née dans une tour­bière, une rencontre avec un alpa­giste, une soirée astro­no­mie et une descente dans la grotte du Roc de Balme. À décou­vrir égale­ment, un séjour à l’am­biance méri­dio­nale, en Provence, avec atelier de tissage à la ferme, cueillette de lavande et balades dans des villages. Un voyage spécial enfants, inti­tulé Soule­vons les montagnes, propose quant à lui une multi­tude d’ac­ti­vi­tés dans le Vercors : canyo­ning, VTT, rando avec un âne, dégus­ta­tion de produits locaux. 

Desti­na­tion Parcs, www.desti­na­tion-parcs.fr

 

Cottage irlan­dais

Paysages magni­fiques, hospi­ta­lité des habi­tants… l’ouest irlan­dais est une desti­na­tion idéale en famille. À 3 miles de la petite ville portuaire de West­port, un ensemble de cottages tradi­tion­nels accueille les visi­teurs petits et grands, entre bord de mer et collines verdoyantes. C’est un Lyon­nais amou­reux des lieux qui a acheté et rénové, il y a une quin­zaine d’an­nées, cet ensemble pour en faire une maison d’hôtes. La région offre d’in­nom­brables sites à visi­ter pour les amateurs de grands espaces et, de juin à septembre, de nombreux festi­vals animent West­port.

Wind­mill cottages, www.wind­mill-cottage.com

 

Bons plans pour dépen­ser moins

Auberges de jeunesse en famille

Souvent, les auberges de jeunesse renvoient l’image d’im­menses cham­brées où s’en­tassent des globe-trot­ters tout juste sortis de l’ado­les­cence. Oubliez vite ce cliché car les familles aussi sont les bien­ve­nues. Quant aux dortoirs, ils tendent large­ment à dispa­raître au profit de chambres indi­vi­duelles ou pour 4 à 6 personnes. Convi­viales, parce qu’on y rencontre des voya­geurs venus de tous hori­zons, elles ont aussi le mérite de propo­ser un mode d’hé­ber­ge­ment peu coûteux. En fonc­tion de leur caté­go­rie, les prix varient de 10 à 30 euros la nuitée, avec souvent des tarifs enfants. Dans certaines struc­tures, un coin cuisine permet même de prépa­rer son repas. D’autres disposent d’une café­té­ria. En France, il existe deux réseaux d’au­berges de jeunesse : la Fédé­ra­tion unie des auberges de jeunesse (FUAJ) et la Ligue française des auberges de jeunesse (LFAJ). L’adhé­sion à l’une ou l’autre permet des séjours en France ou à l’étran­ger. Dans le monde, on en dénombre 4 500, dont 160 en France. Sur son site inter­net, la FUAJ réper­to­rie des adresses spéciales familles en France avec des équi­pe­ments pour les tout-petits . Certaines se situent dans des lieux d’ex­cep­tion, à l’ins­tar de l’au­berge de Saverne, abri­tée dans un château du XVIIIe siècle. 

Auberges de jeunesse, 2 réseaux :

FUAJ : www.fuaj.org. LFAJ : www.auberges-de-jeunesse.com