Derrière ces lignes de défense et ces tours romaines, fidè­le­ment recons­ti­tuées, on s’at­tend presque à voir surgir d’iras­cibles centu­rions. Cette terre fut celle du champ de bataille d’Alé­sia (même si tous les histo­riens ne sont pas d’ac­cord sur la loca­li­sa­tion), lieu emblé­ma­tique de la reddi­tion de Vercin­gé­to­rix face à César.

Et puis il y a cet étrange édifice circu­laire, planté fière­ment au milieu de la plaine, celle où se sont vaillam­ment affron­tés Gaulois et Romains. Ce bel objet d’ar­chi­tec­ture contem­po­raine, qui ressemble un peu à une tortue romaine, abrite un centre d’in­ter­pré­ta­tion. Son toit-terrasse offre un pano­rama qui aurait fait rêver plus d’un géné­ral d’ar­mée sur le pied de guerre. Plus loin, les vestiges d’une ville gallo-romaine.

Ici, les néo-Gallo-Romains peuvent s’ini­tier à l’ar­ti­sa­nat de leurs ancêtres et décou­vrir l’équi­pe­ment d’un légion­naire. Une ludo­thèque est ouverte aux plus jeunes pendant que les parents visitent. « Par Touta­tis », certains week-ends, si les choses s’en­ve­niment, il arrive qu’on assiste à des manœuvres mili­taires.

Vincent Jadot

A faire sur le site :

– Romains et Gaulois au combat

Les forti­fi­ca­tions s’animent pour vous faire décou­vrir la vie quoti­dienne dans un camp romain. A partir des textes anciens et des objets décou­verts lors des fouilles archéo­lo­giques, mais aussi grâce à l’ex­pé­ri­men­ta­tion, la troupe du MuséoParc Alésia vous propose de comprendre avec quoi et comment on combat­tait en 52 avant J.-C.

D’avril à septembre, tous les jours à 11 h, 16 h (côté romain) et 14 h (côté gaulois). Séance supplé­men­taire à 17 h 30 (côté gaulois) en juillet et août ● Durée : envi­ron 30 minutes ● Pas de supplé­ment au droit d’en­trée.

– Ludo­thèque

Inter­dit aux adultes ! La ludo­thèque est un équi­pe­ment unique en son genre, spécia­le­ment conçu pour les 3 – 8 ans. Pendant que les parents visitent le Centre d’in­ter­pré­ta­tion, une média­trice cultu­relle accueille les enfants pour une durée maxi­male de 2 h, sans réser­va­tion et dans la limite des places dispo­nibles. Là, ils peuvent jouer, dessi­ner, lire et ainsi s’ini­tier en s’amu­sant à l’his­toire et l’ar­chéo­lo­gie.

Pendant les vacances scolaires (zones A, B et C), les week-ends et les jours fériés. Ferme­ture entre 13 h et 14 h ● Pas de supplé­ment au droit d’en­trée ● Accès sous condi­tions, se rensei­gner à l’ac­cueil.

– Visite guidée du centre d’in­ter­pré­ta­tion : L’his­toire d’Alé­sia est passion­nante ! Un média­teur cultu­rel vous entraîne de l’atrium aux recons­ti­tu­tions exté­rieures et vous donne les repères essen­tiels pour comprendre les évène­ments de 52 avant J.C.

Samedi, dimanche, jours fériés en haute saison et vendredi 6 mai à 11 h 45

● Pendant les vacances scolaires (zone A), en avril, et en été tous les jours à 11 h 45

● Pendant les vacances scolaires de prin­temps (zone A), visite supplé­men­taire à 14 h 45 du lundi au vendredi ● Durée : 1 h

● 2,50 € (hors droit d’en­trée).

– Atelier Légion­naires 4/6 ans, 7/12 ans et  8/16 ans

Tous découvrent l’équi­pe­ment du légion­naire romain, mani­pulent et essayent diffé­rents maté­riels (casque, bouclier…), puis s’ini­tient aux manoeuvres romaines.

Au Centre d’in­ter­pré­ta­tion, pendant les vacances d’été, du lundi au vendredi à 10h ou 14 h ● Durée : 1 h 30 ● Entre 2 et 4 € (hors droit d’en­trée) ● Réser­va­tion conseillée

 

Atelier Vestiges 4/6 et 7/12 ans

Les ateliers du MuséoParc Alésia, un rendez-vous incon­tour­nable pour les enfants de 7 à 12 ans ! Ils découvrent l’his­toire, se fami­lia­risent avec l’ar­chéo­lo­gie ou s’ini­tient aux tech­niques antiques. 

Sur les site des Vestiges, pendant les vacances scolaires (zone A), à 10 h ● Durée : 2 h ● 4 € (hors droit d’en­trée) ● Sur réser­va­tion.


Les rendez-vous de l’été 2016 :

Les Trac­to­fo­lies

Les 13 et 14 août 2016

Au programme : expo­si­tion de vieux maté­riels, fanfare, mani­fes­ta­tion arti­sa­nale, caval­cade “une quin­zaine de communes parti­cipent à ce corso”, expo­si­tion d’an­ciennes voitures, concours d’at­te­lages, démons­tra­tions de labours… avec des récom­penses !

Restau­ra­tion sur place, produits régio­naux et… un final aérien. http://trac­to­fo­lies2016.jimdo.com

Spec­tacles de cape et d’épée

Les 18 et 19 juin

La Compa­gnie Cyclone présente deux spec­tacles d’es­crime ancienne, dans la plus pure tradi­tion de l’ima­gi­naire de cape et d’épée :

– Les mousque­taires 1643

À 10h15, 13h15 et 17h15 ● Durée : 20 à 25 minutes.

Le tout jeune roi Louis XIV, qui adore voir manoeu­vrer sa garde person­nelle compo­sée de mousque­taires, doit venir le lende­main Le lieu­te­nant D’Ar­ta­gnan est donc chargé de la présen­ta­tion…

– La salle d’Armes 1740

À 12h15 et 15h15 ● Durée : 20 à 25 minutes.

Le Maître d’es­crime arrive seul, en musique. Il entre dans le cercle de lumière en atten­dant l’ar­ri­vée d’un haut person­nage. Celui-ci arrive bien­tôt. Il s’agit du prince de Conti (Louis-François de Bour­bon-Conti, comte de la Marche) qui a choisi une salle d’Armes pari­sienne afin de renouer avec l’exer­cice après une bles­sure.


Deux expo­si­tions à visi­ter :

– Célèbres archéo­logues 

Le MuséoParc Alésia jette un coup de projec­teur sur vingt archéo­logues (dont Henri Breuil, Hiram Bingham, Howard Carter ou Chris­tiane Desroches-Noble­court) qui ont écrit l’his­toire de leur disci­pline. C’est l’oc­ca­sion de voya­ger, tant dans le temps que dans l’es­pace. 

Dans le temps, de la Préhis­toire au XVIe siècle, en passant par l’An­tiquité. Dans l’es­pace, d’Alé­sia à Lascaux, de Gizeh (Egypte) à Cnos­sos (Crète), du Machu Picchu (Pérou) à Ur (Irak).

Acces­sible à tous les publics, est propo­sée en trois langues (français, anglais, alle­mand). 

Du 26 mars au 30 novembre 2016


 – L’his­toire de France racon­tée par la publi­cité 

La publi­cité a parfois une drôle de façon d’in­ter­pré­ter l’his­toire de France ! Les gaulois fument des Gauloises, Henri IV boit de la bière surmon­tée d’un panache blanc, Louis XIV aban­donne ses cour­ti­sans pour dégus­ter une Suze, Napo­léon dicte ses mémoires sur une machine à écrire Empire et Marianne avale du Bana­nia pour mieux prendre la Bastille…

Qu’en est-il de ces repré­sen­ta­tions aujourd’­hui ? Avec le retour en force du fait natio­nal à l’échelle euro­péenne sous l’ef­fet de la crise et de la place gran­dis­sante de la mémoire, ce n’est que timi­de­ment, à partir des années 1990, que les héros natio­naux réap­pa­raissent dans la publi­cité, souvent par le biais de l’hu­mour et du détour­ne­ment.

25 affiches publi­ci­taires choi­sies dans les collec­tions de la biblio­thèque Forney, complé­tées par celles conser­vées au musée Alésia, retracent l’his­toire de France à travers une gale­rie humo­ris­tique de héros français.

Du 5 mai au 25 septembre, au Centre d’in­ter­pré­ta­tion