Laurent Chabolle arpente les forêts, scrute les plages après la marée et fréquente les cavernes des ferrailleurs pour collec­ter les matières qui lui servent à sculp­ter. Livré au grand air dans son jardin, le métal se teinte de taches de rous­seur, se dentelle, se disloque, avant de revê­tir une parure colo­rée. Déli­ca­te­ment assem­blés, ces frag­ments de tôles vieillies entament une nouvelle vie sous la forme d’oi­seaux, de masques tribaux, de gracieuses cabanes montées sur pilo­tis ou même de rose géante. Quelques pirogues en bois trim­ballent leur nostal­gie, tandis qu’une petite grenouille pointe le bout de son nez. Tous les tableaux sculp­tés par ce poète racontent une histoire que les enfants auront plai­sir à imagi­ner.

Blan­dine Dauvi­laire