En 1880 puis en 1881, la roman­cière suisse alle­mande Johanna Spyri a publié, en deux romans, l’his­toire d’une petite orphe­line qui gran­dit écar­te­lée entre les alpages et la ville de Franc­fort. Très vite, Heidi s’est impo­sée comme un des person­nages les plus célèbres de la litté­ra­ture jeunesse. 
Le film condense les deux livres en un récit linéaire. Heidi est d’abord placée à l’âge de 8 ans chez son grand-père, un ermite vivant en alpage, qui ne veut surtout pas d’elle. Mais elle adore demeu­rer au milieu des chèvres et des montagnes et finit par trou­ver sa place. 
Quand elle commence à s’ac­cli­ma­ter et à se faire des amis, sa tante lui impose de deve­nir la petite fille de compa­gnie de Clara, une jeune para­ly­sée d’une riche famille de Franc­fort. Heidi est une bonne nature. Elle s’ac­cli­mate encore à cette nouvelle vie, pour­tant si diffé­rente. Mais son grand-père, les chèvres et la vie au grand air finissent par lui manquer. 
Très clas­sique et fidè­le­ment adapté des romans, ce film offre une vision idéale de la vie. Heidi, incar­née par une jeune actrice aux bonnes joues et au regard mali­cieux, est partie dans la vie avec des handi­caps ; mais sa géné­ro­sité, sa bonté et sa viva­cité sont telle­ment atta­chantes et posi­tives qu’elles sont très commu­ni­ca­tives. Les décors monta­gneux sont de toute beauté, tandis que la demeure somp­tueuse de Clara explique clai­re­ment que l’argent n’est rien comparé à l’af­fec­tion de son prochain. 

Véro­nique Le Bris