Deux courts-métrages sortis des célèbres Studios d’art de Shan­ghai content la rela­tion privi­lé­giée entre un enfant et un animal. Dans Le Grelot du faon, une petite fille partage ses joies avec un jeune cerf qu’elle a adopté avant qu’il ne reparte à la vie sauvage. La Flûte du bouvier, réalisé 20 ans plus tôt, en 1963, et long­temps censuré, évoque un jeune garçon qui a perdu son buffle et doit le retrou­ver. Tous deux, sans paroles, sont réali­sés à partir d’une tech­nique unique, le lavis animé, et repré­sentent un sommet dans l’art de l’ani­ma­tion tradi­tion­nelle chinoise. 

 

Critique de Véro­nique Le Bris pour Grains de Sel n°63 – février 2011.