Et l’on retrouve avec gour­man­dise Po, ce panda replet, couvé par son canard de père adop­tif et très entouré de ses amis aux talents divers, les fameux Tigresse, Grue, Vipère, Mante et Singe. Depuis le deuxième film de la série, Po est devenu Guer­rier Dragon et s’en contente volon­tiers. 

Il apprend pour­tant qu’il a été choisi pour défendre la vallée de la Paix contre les agres­sions… à condi­tion qu’il apprenne à se connaître lui-même. Po est bien plus rompu aux combats, à l’ac­tion et aux déli­cieux ravio­lis dont le régale son père, cuisi­nier, qu’à l’in­tros­pec­tion. Pour­tant, l’im­mor­tel Kaï est prêt à tout pour récu­pé­rer les chi des maîtres du kung-fu, cette éner­gie dont tous tirent leur force. Po est menacé, lui qui préfè­re­rait profi­ter de ses retrou­vailles récentes avec son (vrai) père. 

L’his­toire, riche en rebon­dis­se­ments, est loin d’être aussi compliquée qu’il n’y paraît. S’il est vrai que l’ac­tion est dense et que le contexte et les enjeux sont complexes à résu­mer (mais parfai­te­ment digestes à l’écran), ce troi­sième épisode est une très agréable surprise. Les person­nages sont atta­chants et sympa­thiques sans forcé­ment cher­cher à plaire, les dialogues sont tordants, les situa­tions souvent spec­ta­cu­laires, l’uni­vers graphique – un mélange astu­cieux de design manga et d’un joli look seven­ties – très réussi. C’est drôle, enlevé, sans temps mort… De quoi passer un excellent moment. 

Véro­nique Le Bris