Tarzan a été porté à l’écran dans près de 100 films et séries télé­vi­sées. Que peut appor­ter une nouvelle adap­ta­tion ? «  Une complète relec­ture » du livre d’Ed­gar Rice Burroughs, publié en 1914, d’après le réali­sa­teur alle­mand Rein­hard Klooss, qui a choisi de le trans­po­ser à l’époque actuelle. Une immer­sion plus forte au sein d’une commu­nauté de gorilles que Klooss a longue­ment étudiés avant de prépa­rer ce film. Et enfin la 3D, qui permet de donner plus de profon­deur à la jungle.

Tarzan est l’en­fant orphe­lin d’un cher­cheur. Il a été élevé par des gorilles et se trouve pris en tenaille entre la vie sauvage et ses origines humaines dès qu’il rencontre Jane. Elle est désor­mais blonde et à la tête d’une fonda­tion qui protège la jungle, mais soumise au diktat d’un conglo­mé­rat qui recherche de l’éner­gie à bas prix et semble en avoir trouvé dans une météo­rite tombée dans la forêt de Tarzan. 

Ce nouveau parti pris, comme celui de trai­ter Tarzan jeune adulte et amou­reux, pour­rait être rece­vable, mais les dessins (surtout des humains, excepté Tarzan) sont telle­ment laids et les dialogues (rares) si conven­tion­nels qu’il devient diffi­cile de défendre cette tenta­tive de renou­ve­ler un person­nage si connu. Dommage. 

Véro­nique Le Bris.