Le spec­tacle :

Au Japon, on appelle hiki­ko­mori les jeunes gens qui se coupent du monde en s’en­fer­mant dans leur chambre et en restant cloî­trés afin d’échap­per à la réalité qui les accable. Parce qu’il traverse une période diffi­cile, Nils devient un hiki­ko­mori. Pourquoi est-ce arrivé ? Que ressent-il ? Selon leur âge, les spec­ta­teurs vont parta­ger les pensées et les émotions des person­nages en décou­vrant trois points de vue diffé­rents : celui du père, de l’en­fant ou de la mère. Trois histoires complé­men­taires racon­tées indi­vi­duel­le­ment par le biais d’un petit écou­teur confié à chacun. Grâce ce dispo­si­tif, le metteur en scène Joris Mathieu et sa compa­gnie Haut et Court vont enri­chir ce qui se joue sur scène. Une expé­rience que les enfants et les adultes pour­ront parta­ger à la sortie. 

Blan­dine Dauvi­laire

 

Le festi­val :

Le Théâtre Nouvelle Géné­ra­tion lance la première édition de Nos futurs, un événe­ment bien­nal qui s’ins­crit dans la program­ma­tion d’oc­tobre à décembre. « Il s’agit d’ob­ser­ver le réel, d’af­fron­ter des thèmes d’aujourd’­hui, et par le prisme de la fiction d’abor­der des problé­ma­tiques d’an­ti­ci­pa­tion », précise Joris Mathieu, direc­teur du TNG. «  Autour des spec­tacles, des ateliers, des confé­rences, nous souhai­tons donner la parole aux jeunes, susci­ter des débats. » Si Nos futurs adresse un clin d’oeil évident à la géné­ra­tion punk des années 80, c’est pour souli­gner la néces­sité de « reprendre les chemins risqués de l’uto­pie pour poser fron­ta­le­ment la ques­tion de la construc­tion de futurs possibles, par la créa­tion de terri­toires artis­tiques et poli­tiques dans lesquels se confrontent les points de vue, les esthé­tiques et les diffé­rentes géné­ra­tions ». Créé en colla­bo­ra­tion avec le Lieu Unique à Nantes, le TJP à Stras­bourg et le théâtre Am Stram Gram de Genève, ce nouveau rendez-vous affiche une program­ma­tion labé­li­sée dont voici les temps forts.