Après Jacques Prévert et Robert Desnos, c’est Guillaume Apol­li­naire qui a les honneurs de la collec­tion En sortant de l’école. De jeunes diplô­més de pres­ti­gieuses écoles d’ani­ma­tion françaises proposent une version animée d’un poème d’Apol­li­naire qu’ils ont choisi.

Les treize films, de trois minutes chacun, consti­tuent à la fois un vivier de créa­tion inté­res­sant et une mise en avant des styles en vogue aujourd’­hui. Cette année, les rendus semblent plus homo­gènes que lors des éditions précé­dentes. Pour­tant, les théma­tiques abor­dées par Apol­li­naire sont variées. Il y a d’abord la Première Guerre mondiale, présente dans quatre films et dont l’hor­reur est suggé­rée par la couleur – rouge dans Fusée-signal -, ou par la distance et l’ab­sence, comme dans Carte postale, en papier découpé, ou dans le tendre Un oiseau chante

D’autres films parlent d’amour (Sous le pont Mira­beau, aux dessins évoca­teurs ; Automne, aux décors chatoyants), de la vie sociale et quoti­dienne (Le repas, Saltim­banques, plus joyeux, ou Le Bestiaire, très déco­ra­tif). À toutes les dingotes est le poème le plus amusant, grâce à ses rimes en « ote », mais notre préféré reste Ville et cœur, crayonné de couleurs vives sur un fond blanc qui bat au rythme de la vie urbaine, dans ses temps forts comme dans ses temps morts.

Véro­nique Le Bris


Consul­ter les horaires