Aux confins du sensible et du spec­ta­cu­laire, Phia Ménard fait voya­ger l’ima­gi­naire en propo­sant des aven­tures extra­or­di­naires. Dans L’Après-midi d’un foehn, elle orches­trait un fabu­leux ballet de marion­nettes en sacs plas­tique, la voici de retour à Lyon avec P.P.P., spec­tacle culte qui a fait le tour du monde. Cette fois, elle choi­sit la glace comme parte­naire et jongle avec toutes sortes de glaçons. Les suspen­sions glacées au-dessus de sa tête fondent peu à peu, trans­for­mant la scène en surface terri­ble­ment glis­sante pouvant entraî­ner une P.P.P. (posi­tion paral­lèle au plan­cher).

Dans ce solo à la beauté inso­lite, l’ar­tiste explore une fois encore les thèmes de la méta­mor­phose et de l’iden­tité qui sous-tendent tout son travail. L’éphé­mère poésie de cette glace vouée à dispa­raître sculpte dans nos mémoires des émotions durables.

Blan­dine Dauvi­laire