Dans ce programme de six courts-métrages à desti­na­tion des tout-petits, il est ques­tion de soli­tude et d’ami­tié. Tous les prota­go­nistes de ces films se retrouvent tout seuls jusqu’au moment inat­tendu où une rencontre va leur redon­ner la joie de vivre. Qu’il s’agisse d’un petit écureuil et d’une plante dans les deux Contes qui tiennent en une seule ligne et qui bordent ce programme, du gira­fon de La cravate, bien isolé de son amie la girafe géante quand celle-ci se retrouve la tête dans les nuages, de l’es­car­got fou de Pyra­can­tha et qui lui vaut de se démul­ti­plier, du moineau qui trouve refuge dans un épou­van­tail, sous la protec­tion d’une louve, ou de la Jolie lune qui sourit dès qu’on la regarde et s’en­nuie l’hi­ver quand tout le monde s’en­ferme chez soi.

Dans un style contem­pla­tif, sans paroles et portés par des musiques douces, ces films courts – tous iraniens sauf La cravate qui est belge – et en 3D utilisent des univers graphiques et des tech­niques d’ani­ma­tion très diffé­rents : du stop-motion pour Pyra­can­tha,  qui plante des escar­gots de toutes les couleurs sur un tronc d’arbre et dans la mousse, des éléments décou­pés et du crayon­nage coloré pour Jolie lune, de l’ani­ma­tion 2D plus clas­sique pour les autres. Un programme de douceurs à parta­ger comme un moment de tendresse. 

Véro­nique Le Bris