Voilà le premier conte de Noël de cette fin d’an­née et il reprend les tradi­tions scan­di­naves. On y croise des gâteaux au gingembre, le Julbock, la chèvre en tige de blé et Kram­pus, l’af­freux démon de Noël.

Julius est arrivé bébé à l’or­phe­li­nat un soir de réveillon, comme un cadeau. Depuis, il adore Noël et se fait une fête à l’idée de le célé­brer. Deux autres pension­naires, Paul et surtout Gregor détestent ce “chou­chou” qui capte, selon eux, toute l’at­ten­tion d’Al­fred, le direc­teur de l’or­phe­li­nat. Pour se venger de ce rival, Gregor décrète que le Père Noël n’existe plus !

Julius est telle­ment déçu qu’il part s’iso­ler dans un petit caba­non. Il est bien­tôt attiré dans un monde magique et se voit char­ger de restau­rer la la féérie de Noël. Une mission très déli­cate tant Kram­pus est méchant et puis­sant.

Malgré la beauté des décors et de l’in­trigue, ce dessin animé origi­nal fait un peu peur. On tremble pour le héros de l’his­toire, mais aussi et surtout pour le Père Noël et pour les cadeaux. Dans cette aven­ture rocam­bo­lesque et menée sans temps mort, Julius s’af­firme comme un petit garçon sensible et porté vers les autres. A souli­gner que les tech­niques d’ani­ma­tion utili­sées sont nova­trices, mélange d’ar­ti­sa­nat et de numé­ri­sa­tion poin­tue. Les person­nages, compo­sés en plas­ti­cine – une sorte de pâte à mode­ler – sont inté­grés dans des décors construits puis photo­gra­phiés. Le tout est ensuite travaillé à l’or­di­na­teur. Un mélange astu­cieux de 2D et de 3D qui donne un rendu merveilleux à ce conte enneigé.

Véro­nique Le Bris


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