Quand son grand-père Abe meurt, Jake est dévasté. Pour­tant, ce décès va chan­ger sa vie en lui donnant une confiance en lui qui lui était jusque là tota­le­ment étran­gère. Enfant, Abe l’avait bercé d’his­toires extra­or­di­naires. Surtout celle de son enfance au Pays de Galles pendant la seconde guerre mondiale et de l’or­phe­li­nat étrange où il a vécu heureux auprès de Miss Pere­grine et d’autres enfants dits parti­cu­liers. Jake décide de suivre les traces de son grand-père et se rend à l’or­phe­li­nat. Il découvre alors un monde rempli de secrets et de mystères. L’aven­ture peut commen­cer. 

La mise en place de l’in­trigue peut paraître longue, mais l’his­toire qu’a adap­tée Tim Burton du roman éponyme de Ransom Riggs, néces­site un tel dispo­si­tif pour mieux multi­plier les rebon­dis­se­ments. Inutile de les révé­ler ici. Sachez seule­ment que son 18e film est conforme à l’es­prit et à l’uni­vers origi­nal et morbide qu’af­fec­tionne le réali­sa­teur améri­cain, dans une version plutôt adou­cie. Les enfants parti­cu­liers sont tous dotés d’un pouvoir étrange et inat­tendu, et les nombreux allers et retours dans le temps et l’es­pace sont bien maîtri­sés. Même les effets spéciaux semblent inédits, notam­ment les batailles avec les Creux (les méchants de l’his­toire). 

Spec­ta­cu­laire et moins sombre que certaines de ses œuvres précé­dentes, Miss Pere­grine reprend pour­tant les thèmes favo­ris de Tim Burton. 

Véro­nique Le Bris