En arri­vant à Bala­zuc, on se dit que ce village ardé­chois vaut déjà à lui seul le détour. C’est là que Bernard Riou a décidé de dépo­ser les caisses remplies de trésors qu’il a collec­tés pendant plus de 40 ans. Du haut de ses 7 ans, il entre­prit sa carrière de paléon­to­logue en ramas­sant de petites ammo­nites dans les vignes de son grand-père. Ses décou­vertes lui ont valu l’in­té­rêt puis la recon­nais­sance des plus grands spécia­listes inter­na­tio­naux.

Le Muséum qu’il a créé avec l’aide de sa fille est un véri­table cabi­net de curio­si­tés, avec des pièces impres­sion­nantes comme cet ancêtre préhis­to­rique du cheval, l’hip­pa­rion, momi­fié (sur le même prin­cipe qu’à Pompéi), ou ces sangliers géants surgis de la nuit des temps. Il ne s’agit que d’une petite partie de la collec­tion de Bernard Riou, mais on trouve déjà des pièces qui font partie des fossiles les plus remarquables du monde.

Le Muséum présente 200 m² d’ex­po­si­tion dédiés au patri­moine paléon­to­lo­gique ardé­chois, avec notam­ment un clin d’œil gour­mand et local : la plus ancienne châtaigne du monde.

C’est par la pratique et grâce à son esprit curieux que Bernard Riou est devenu ce qu’il est.
Il a donc choisi de faire parta­ger sa passion par l’ex­pé­ri­men­ta­tion : son Muséum propose notam­ment des « mercre­dis paléon­to­lo­gie » avec des ateliers de fouilles, de moulages, de pein­tures sur moulages, de déga­ge­ments de fossiles.

En période esti­vale, des ateliers de fouilles sont propo­sés tous les jours sans réser­va­tion à tous les appren­tis paléon­to­logues. Ces derniers pour­ront pour­suivre leur forma­tion ludique en visi­tant (à 30 – 40 mn de là) la Cité de la préhis­toire à Orgnac, l’aven et la caverne du pont d’Arc. 

 

Vincent Jadot (été 2016)