La Fête des Lumières sera de retour cette année, pour le plus grand plai­sir des lyon­nais et des quelques 2,5 millions de visi­teurs atten­dus sur trois soirées. Pas moins d’une quaran­taine d’oeuvres anime­ront la Presqu’île, le Vieux Lyon et le Théâtre Antique de Four­vière. Imagi­nées par des artistes de divers hori­zons (graphistes, éclai­ra­gistes, musi­ciens et même un arti­san vannier !), les instal­la­tions propo­se­ront un voyage, contem­pla­tif, immer­sif ou parti­ci­pa­tif, au coeur d’uni­vers diffé­rents. Pleins feux sur les créa­tions immanquables de cette édition. Par Maria Manzo.

 

La féérie d’Ez3­kiel

Oui, vous avez bien lu, il s’agit bien du groupe de musique Ez3kiel dont il est ques­tion. Durant 23 ans, ils ont sillonné les scènes natio­nales et inter­na­tio­nales avec leurs sons envoû­tants et leurs vidéos sets singu­liers et poétiques. Yann Nguema, co-fonda­teur et créa­teur visuel du groupe, a réalisé un mapping avec les 12 000 pierres qui composent la façade de la Cathé­drale Saint-Jean, rien que ça. Baptisé “Évolu­tions”, ce travail minu­tieux décons­truit le bâti­ment, avec des effets cise­lés qui utilisent les lignes et les courbes de chaque pierre. Un bel hommage empreint de mystère et de poésie, fidèle à l’uni­vers musi­cal et graphique du groupe.

 

Voyage au centre de la terre

La place des Terreaux accueille le travail lumi­neux de Joseph Coutu­rier, qui a fait une première appa­ri­tion remarquée en 2013 avec le spec­tacle “Pier­rot le feu”, sur la place Belle­cour. Il revient cette année avec le spec­tacle “Sens dessus, dessous” où l’on suit un savant un peu fou, du centre de la terre au pôle Nord, sur les traces du dérè­gle­ment clima­tique. Les projec­tions illu­minent les bâti­ments de la place pour une immer­sion totale dans l’uni­vers des quatre éléments.

 

Appro­chez, appro­chez !

Une plon­gée sans rete­nue au coeur d’une fête foraine, c’est ce que propose “Un songe forain”. Des images inspi­rées de l’uni­vers de Tim Burton, Fellini ou encore Nino Rota, se succèdent sur la grande roue de la place Belle­cour. Happés par l’écran monu­men­tal, le public pourra prendre place à bord d’un train fantôme ou d’un grand 8, rencon­trer lanceur de couteaux et briseur de chaînes, faire le plein de sucre­ries virtuelles ou encore monter dans un manège d’ani­maux fantas­tiques. En faisant quelques pas en direc­tion de la Saône, il sera possible d’ad­mi­rer le soleil se coucher, lais­ser place à la nuit puis à l’aube, sur la colline de Four­vière.

 

Embras­sez qui vous voulez

Les Lampa­do­phores” sont de drôles de marion­nettes gonflables que les visi­teurs pour­ront suivre sur le Quai Saint-Antoine, du pont de la Feuillée au pont Bona­parte. Les parti­ci­pants de la parade, seront invi­tés à échan­ger baisers et bisous pour déclen­cher les joyeuses réac­tions de ces géants bien­veillants. À 20h30 et 22h.

 

N’y voir que du feu

Le site gallo-romain de Four­vière sera, pour la première fois depuis la créa­tion de la Fête des Lumières, le théâtre d’un chaleu­reux ballet lumi­neux. Le spec­tacle “Incan­des­cens” dresse le portrait d’une créa­ture sensible et mysté­rieuse qui découvre le feu. La flamme vient créer un jeu subtil de silhouettes qui appa­raissent, évoluent et dispa­raissent dans l’obs­cu­rité natu­relle du lieu.

  

À admi­rer égale­ment :

 
La Fontaine d’étoiles, place des Jaco­bins, illu­mi­née par une créa­tion aux multiples couleurs, de Patrice Warre­ner. Lyon 2e.
 
Caprice, les 4 mâts du centre Nautique Tony Bertrand trans­for­més en turbines lumi­neuses. Lyon 7e, visible de la Presqu’île.
 
Voyage, la façade de la Gare Saint-Paul devien­dra le témoin du cycle du temps. Lyon 5e.

L’ar­bo­ré’­lum, l’île végé­tale onirique de la place de la Comé­die, imagi­née par Erik Barray. Lyon 1er.

Les lanternes de Zigong, inves­ti­ront le plafond de la rue de la Répu­blique et une carpe colo­rée gigan­tesque pren­dra place dans le bassin de la place de la Répu­blique. Lyon 2e.
 
La Passe­relle de l’Abbé Coutu­rier sera trans­for­mée en Bright Boat antique par Frédé­ric Godeau. Lyon 2e et 5e.
 
Vols de nuit, embarquera les visi­teurs dans une rêve­rie allé­go­rique sur la vie et l’oeuvre d’An­toine de Saint-Exupéry. Place Anto­nin Poncet, Lyon 2e.
 
Les pivoines géantes de la place de la Bourse offri­ront un espace de quié­tude où chacun pourra déam­bu­ler ou faire une pause au milieu des bouquets. Lyon 2e.
 
Pour Robo­ti­cum, quatre grands robots joue­ront tour à tour d’un instru­ment pour former un orchestre fou. Place Belle­cour (côté ouest), Lyon 2e.
 
Le quar­tier Grolée accueillera un détour­ne­ment d’objet auda­cieux : une Béton­nière boule à facettes qui inci­tera à la danse. Lyon 2e.
 
L’ins­tal­la­tion inter­ac­tive Step up !, invi­tera les passants à acti­ver les dalles multi­co­lores placées sous leurs pieds pour compo­ser l’éclai­rage et la bande-son de l’oeuvre. Jardin public du 15 rue du Boeuf, Lyon 5e.
 
Avec Face, les spec­ta­teurs verront leur avatar numé­rique projeté sur une sculp­ture en bois monu­men­tale, instal­lée place Rambaud, Lyon 1er.
 
Les flocons tour­billon­ne­ront autour d’Un piano sous la neige, où un musi­cien virtuose pren­dra place pour jouer des mélo­dies jazzy et les airs les plus connus de la variété française. Place Satho­nay, Lyon 1er.
 
 
Fête des Lumières, du 8 au 10 décembre, de 20h à minuit. Lyon 1er, 2e et 5e.

Program­ma­tion complète sur fete­des­lu­mieres.lyon.fr