Voilà, en sept histo­riettes d’en­vi­ron cinq minutes chacune, les aven­tures rocam­bo­lesques et amusantes d’un petit criquet violo­niste. Curieux, concerné par ses amis de la prai­rie qu’il aide volon­tiers quand ils sont attaqués, enthou­siaste mais pas toujours très sage, ni trop prudent, le criquet a pour­tant le talent de se sortir des situa­tions les plus compliquées grâce à sa musique. Qu’il soit capturé par une arai­gnée, avalé par une poule, prison­nier d’un violon­celle ou alors dérangé par la pollu­tion d’un héris­son, les dégâts d’in­sectes dévo­reurs de plantes vertes ou les couacs d’un tuba, à chaque fois, son violon sera son arme (une fois même, un arc pour tirer des flèches !) pour résoudre le problème. Char­mante, joli­ment dessi­née à l’aqua­relle, avec un héros doux et sensible comme les enfants les adorent, cette série de dessins animés tchèques datant de la fin des années 1970 est idéale pour initier les tout-petits à la salle de cinéma. Et à la musique, très présente et qui, comme on le sait, adou­cit les mœurs, pour créer la plus belle des harmo­nies.

Véro­nique Le Bris

Critique parue dans Grains de Sel n°56, avril 2010.