Ma Vie de Cour­gette n’est pas seule­ment un film d’ani­ma­tion, c’est aussi une expo­si­tion… qui vaut vrai­ment le détour. Le musée Minia­ture et Cinéma, situé dans le Vieux-Lyon, rue Saint-Jean, propose à tous les publics de décou­vrir à la fois les décors du film mais aussi les coulisses de son tour­nage. C’est encore tout essouf­flé et émer­veillé de notre voyage à travers les nombreux univers du musée Minia­ture et Cinéma, de Fantas­tique Mr Fox à Stuart Little en faisant un petit détour par le monde merveilleux des Grem­lins, que l’on arrive au dernier étage du musée dans l’antre des tout nouveaux rési­dents de l’éta­blis­se­ment.

Le très attendu Ma Vie de Cour­gette, un film d’ani­ma­tion en stop-motion, produit à Villeur­banne a connu un très large succès dans tous les festi­vals où il est passé, depuis Cannes jusqu’à Angou­lême. Pour pour­suivre l’ex­pé­rience, le musée consacre une vaste salle à L’en­vers du décor et permet aux visi­teurs de décou­vrir Cour­gette en personne, rien que ça, et tous ses minis copains avec qui il a tourné. Quelques pas, seule­ment, à l’in­té­rieur de la salle sont suffi­sants pour saisir l’am­pleur du travail réalisé par les équipes du réali­sa­teur Claude Barras. D’en­trée, nous sommes plon­gés dans l’im­men­sité de l’uni­vers de Cour­gette alors que l’on déam­bule devant les décors, minia­tures ou gran­deur nature. Rien n’a été laissé au hasard lors de l’ins­tal­la­tion. La lumière est la même que celle utili­sée lors du tour­nage et chaque scène recons­ti­tuée permet de voir diffé­rents aspects de la vie de Cour­gette.

Les 35 marion­nettes sont touchantes de réalisme et l’on a du mal à réali­ser que ce sont les mêmes minia­tures qui ont servi à la créa­tion du film. Pour vrai­ment s’en rendre compte, de petits écrans accom­pagnent chacun des neuf décors, et diffusent le passage du film corres­pon­dant. On se promène dans l’expo comme un enfant, ouvrant à chaque fois de grands yeux face aux prouesses réali­sées pour animer ces petits person­nages. Les plans de la fabri­ca­tion des marion­nettes, ébauches, proto­types, arma­tures, moules et les story-boards sont là pour nous rame­ner à la réalité et nous expliquer le proces­sus qui a permis la créa­tion de Ma vie de Cour­gette.

Si le film est un peu trop dur pour les jeunes enfants, l’ex­po­si­tion elle, rencon­trera sans doute un franc succès auprès des plus petits car la dureté de l’his­toire est ici évacuée pour lais­ser place à la poésie des ambiances, des couleurs et à la magie de l’ani­ma­tion. Les dessous de Ma Vie de Cour­gette, c’est aussi, pour les adultes, la décou­verte d’un travail de longue haleine incroyable et l’in­vi­ta­tion à un véri­table voyage à travers la concep­tion d’un film en stop-motion.

Hadrien James