Comment bien choi­sir sa nounou ?


Appe­lée à deve­nir la personne la plus proche de votre enfant pendant plusieurs années, une nounou se choi­sit certes sur des critères d’ap­ti­tude profes­sion­nelle, mais aussi et avant tout sur l’em­pa­thie et la confiance qu’elle saura vous inspi­rer.


Si vous avez décidé de confier la garde de votre enfant à une assis­tante mater­nelle, il faut néces­sai­re­ment qu’elle soit agréée et qu’elle réside à proxi­mité de chez vous pour limi­ter les trajets de votre enfant. Avant de lui confier votre petit, inté­res­sez-vous à son lieu de vie, qui sera égale­ment celui de votre enfant. S’il n’est pas ques­tion de trans­for­mer le premier entre­tien en inter­ro­ga­toire de police, appliquez-vous cepen­dant à comprendre, au travers d’une discus­sion ouverte, le regard qu’elle porte sur le monde, sur les enfants en géné­ral et sur leur éduca­tion. Qu’elle garde votre petit chez elle ou à votre domi­cile, n’hé­si­tez pas à propo­ser au moins deux rencontres, pour que votre enfant l’in­tègre peu à peu dans son univers affec­tif. Au-delà de l’as­pect senti­men­tal, qui reste essen­tiel, ne négli­gez pas non plus d’abor­der très préci­sé­ment les termes du contrat, pour ne pas risquer plus tard des décon­ve­nues. Véri­fiez notam­ment que ses horaires sont souples. Idéa­le­ment, il est judi­cieux de rencon­trer plusieurs personnes pour bien choi­sir. Celle qui vous propo­sera de vous en
voyer de temps en temps une photo ou un texto sur les progrès de votre bout de chou vous mettra sans doute sur la bonne piste ! Et enfin, si le bouche à oreille fonc­tionne fréquem­ment dans ce domaine, n’ou­bliez pas que le feeling est primor­dial !



10 ques­tions à poser à votre future nounou
– Avez-vous un agré­ment et pour combien d’en­fants?

– Quel âge ont les autres enfants ?

– Comment comp­tez-vous occu­per les jour­nées de mon enfant ?

– Pour­rez-vous garder mon enfant s’il a un peu de fièvre ?

– Comment gérez-vous les caprices, les bêtises?

– Fumez-vous ?

– Allez-vous effec­tuer des dépla­ce­ments en voiture avec mon enfant ?

– Avez-vous des animaux ?

– Quels congés voulez-vous prendre cette année ?

– Quelles affaires person­nelles dois-je amener pour mon enfant (jouets, changes, couches, repas…) ?




Un diplôme pour établir une rela­tion de confiance


Léga­le­ment, la garde d’un enfant de moins de trois ans doit être confiée à une personne titu­laire d’un CAP Petite Enfance ou d’un agré­ment d’as­sis­tante mater­nelle. C’est pourquoi, « nous avons mis en place une démarche inten­sive de forma­tion, explique Nathan Amoyal, président du groupe Family Plus. Nous avons créé notre propre centre de forma­tion
ASAF (Acadé­mie des services aux familles), qui forme au CAP Petite enfance. Nos  sala­riées progressent grâce à l’al­ter­nance ; elles suivent la forma­tion la jour­née et sont en famille en fin d’après-midi. Ainsi, elles appliquent le soir ce qu’elles ont appris la jour­née ». Les cours sont dispen­sés par des profes­sion­nels : forma­teurs de la petite enfance, éduca­trices, conseillères en écono­mie sociale et fami­lia­le… L’en­tre­prise propose du person­nel quali­fié et les sala­riées en poste font l’en­semble de leur cursus au sein de la même famille. Les parents sont ainsi rassu­rés, non seule­ment quant à la compé­tence de leur assis­tante mater­nelle, mais aussi sur la durée de sa rela­tion avec leur petit… Une formule gagnant-gagnant !



La garde parta­gée, une garde économe


Très en vogue, le système de la garde parta­gée repose sur un prin­cipe simple : deux familles recrutent et embauchent une même sala­riée pour garder leurs enfants, alter­na­ti­ve­ment chez l’une ou chez l’autre. Le recru­te­ment peut être réalisé en direct ou via une entre­prise de service. Chaque famille devient alors « parti­cu­lier employeur » et partage le coût sala­rial et les obli­ga­tions légales. Cette solu­tion s’avère parti­cu­liè­re­ment écono­mique, puisqu’elle réduit de moitié les frais, sans impu­ter pour autant les éven­tuelles aides perçues. Les enfants ont quant à eux le privi­lège d’être gardés dans leur univers une semaine sur deux.



Employeur ? Même pas peur


C’est décidé vous fran­chis­sez le cap. Votre Bébé sera gardé à la maison. Atten­tion toute­fois, embau­cher l’al­ter ego de Madame Doubt­fire néces­site certaines forma­li­tés incon­tour­nables : recru­te­ment, condi­tions d’em­ploi, rému­né­ra­tion, décla­ra­tion… Il convient donc, tout d’abord, de vous rensei­gner sur les aides (CAF) et les remises d’im­pôts, pour esti­mer le plus fine­ment possible le coût réel de cette option dans votre budget. Le salaire horaire pour une heure effec­tive ne peut être infé­rieur au SMIC, soit 9,76 € bruts. À l’ave­nir, votre livre de chevet sera la « Conven­tion Collec­tive natio­nale du parti­cu­lier employeur » pour vous infor­mer sur la légis­la­tion (repas, trans­port, congés, rupture du contrat de travail). Mais par bonheur vous n’êtes pas seul au moment de vous lancer dans cette aven­ture. Deux  struc­tures de l’URSSAF vous faci­litent la vie : le centre natio­nal Pajem­ploi (pour les bulle­tins de paie) et le Chèque Emploi Service Univer­sel (pour le paie­ment du sala­rié). Deve­nir employeur ? C’est tout simple en fait !



La PMI, la struc­ture de santé publique de proxi­mité


La Protec­tion mater­nelle infan­tile accom­pagne les futures mamans, les parents et leurs enfants de moins de 6 ans, grâce à des équipes de profes­sion­nels (sages-femmes, méde­cins, psycho­lo­gues…). Outre le suivi de la santé de la future maman et de l’en­fant, qui peut être assuré dans l’une des trois Maisons du Rhône instal­lées à Lyon, la PMI peut aussi vous aider au quoti­dien. Elle aide en effet à orga­ni­ser la vie de la famille et peut guider les parents dans le choix du mode de garde. Cette mission est assu­rée par le Dépar­te­ment du Rhône, qui est aussi habi­lité pour déli­vrer l’agré­ment aux assis­tantes mater­nelles.


www.rhone.fr

 

L’Aca­dé­mie des Services aux Familles


Sous l’im­pul­sion de Family Plus, entre­prise spécia­li­sée dans la garde d’en­fants, l’aide aux devoirs et les tâches domes­tiques, ASAF, l’Aca­dé­mie des Services aux Familles, forme plusieurs dizaines de jeunes âgés de 18 à 25 ans à un CAP Petite enfance en alter­nance. “Le secteur se profes­sion­na­lise car les familles sont, à juste titre, de plus en plus exigeantes “ explique Nathan Amoyal, le président du groupe Family Plus. “Nous avons donc décidé, en 2015 de créer une école afin de former les inter­ve­nants au CAP Petite Enfance en contrat de profes­sion­na­li­sa­tion, un diplôme d’Etat, obli­ga­toire pour travailler en crèche ou pour s’oc­cu­per d’en­fants de moins de trois ans. L’ori­gi­na­lité de l’al­ter­nance est de combi­ner inter­ven­tions en garde d’en­fants péri­sco­laires, cours à l’école et stages en struc­ture d’ac­cueil collec­tif. La forma­tion est finan­cée par l’em­ployeur, les jeunes qui qui rejoignent l’Aca­dé­mie passent une triple sélec­tion, par Asaf, tests de moti­va­tion et d’ap­ti­tude, par les entre­prises parte­naires (Family Plus, Baby­chou, Axeo…), et et bien sûr par les familles. Et cela fonc­tionne puisque le taux de réus­site a été de 100% pour les 15 élèves de la première promo­tion en 2015/2016”. L’an­née de forma­tion débute en juillet et dure 11 mois, des places sont encore dispo­nibles pour l’an­née scolaire 2017/2018. Rens. sur le site asafa­ca­de­mie.fr