Fille de bota­niste, tante Hilda, une écolo-bobo un peu folle, vit dans un petit para­dis, une sorte de forte­resse haut perchée sertie d’un vaste écrin de fleurs et de verdure. Une équipe de cher­cheurs vient de mettre au point une nouvelle céréale, qui se cultive avec peu d’eau et sans engrais. Grâce à cette plante, la faim dans le monde pour­rait être éradiquée et son éner­gie rempla­ce­rait le pétrole. Mais sa proli­fé­ra­tion devient incon­trô­lable. Que va deve­nir la serre d’Hilda ? Et notre planète ? 

Tante Hilda, la dernière créa­tion de Jacques-Rémy Girerd, s’ins­crit dans la droite ligne de ses produc­tions précé­dentes, Ma petite planète chérie, Mia et le migou ou La Prophé­tie des grenouilles, le message écolo­gique n’étant plus un alibi mais bien le thème central du film. 

Dommage qu’il soit porté par des adultes fantasques, loufoques, à la limite de la cari­ca­ture. Comme le trait du dessin, qui joue en perma­nence sur l’ou­trance et le vide. Tout cela empêche l’iden­ti­fi­ca­tion des jeunes spec­ta­teurs et enlève de la crédi­bi­lité à une cause à laquelle ils sont sensibles et qu’ils devraient apprendre à défendre immé­dia­te­ment et sans compro­mis !

Véro­nique Le Bris