Le circas­sien Mathu­rin Bolze et sa compa­gnie MPTA reviennent à Lyon pour dix jours de prouesses acro­ba­tiques et de surprises esthé­tiques. Entre les Céles­tins, les Subsis­tances ou le jardin du musée des Confluences, le festi­val bien­nal des utoPistes promet de nous en mettre plein la vue.

L’ou­ver­ture se tien­dra au théâtre des Céles­tins, dehors, et dedans. Il y a deux ans, la repré­sen­ta­tion nous avait trans­por­tés dans une atmo­sphère onirique et était ponc­tuée d’amu­santes inter­ac­tions avec le public. On s’at­tend donc au meilleur pour enta­mer du bon pied cette nouvelle édition. Intri­guant, Johann Le Guillerm fait le point sur le monde en partant du début : le point, autre­ment dit Le pas grand chose, titre de son spec­tacle. De façon un peu scien­ti­fique et réso­lu­ment artis­tique, il partage en live ses curieuses recherches avec les spec­ta­teurs de 12 ans et plus. On décou­vrira place des Céles­tins l’ar­tiste Olivier Debel­hoir, « cowboy actuel », avec son solo de cirque sous yourte : Un soir chez Boris, pour tous dès 8 ans. Puis, direc­tion l’Amé­rique latine. Au cours de deux soirées conseillées à partir de 6 ans, deux spec­tacles se succèdent pour un voyage au-delà des fron­tières. Dans Ningu­na­pa­la­bra, « pas un mot » en espa­gnol, les argen­tins Jose­fina Castro et Daniel Ortiz se penchent sur les émotions et les histoires du quoti­dien, par divers jeux de voltige. Dans Santa Madera, Juan Igna­cio Tula, danseur argen­tin, et Stefan Kins­man, jongleur suisse ayant grandi au Costa Rica, se réunissent et s’af­frontent autour d’une roue Cyr, comme dans l’un de ces rituels anciens qui chassent les mauvais esprits.

Envo­lées en terres incon­nues

Quand un artiste de cirque rencontre un plas­ti­cien, cela peut donner lieu à des idées très inven­tives. C’est le cas de Jean- Baptiste André et de Vincent Lamou­roux avec Floe. Une perfor­mance dansée à ciel ouvert sur une sculp­ture à la géomé­trie complexe. On suit des yeux le danseur chuter, glis­ser, se suspen­dre… Étienne Saglio nous entraîne dans un univers qui devrait être tout aussi capti­vant, celui de la magie et du cirque. Dans Les Limbes, acces­sible dès 8 ans, l’ar­tiste joue avec les objets et les formes, faisant naître devant les yeux du public des créa­tures imagi­naires. Un festi­val comme une paren­thèse enchan­tée et poétique durant laquelle le cirque ne cesse de se renou­ve­ler et d’ex­ploi­ter de nouvelles pistes.

Festi­val Les utoPistes, du 31 mai au 9 juin. Tarifs : de 0 à 26€. Programme complet sur festi­val-utopistes.fr

Le Beau­re­gard des utoPistes

En atten­dant Les Musiques de Beau­re­gard, événe­ment bien­nal qui revien­dra sous sa forme complète en 2019, le théâtre La Mouche s’as­so­cie au festi­val de cirque des utoPistes pour propo­ser un après-midi festif autour des arts circas­siens et de la musique, en plein coeur du verdoyant parc de Beau­re­gard, à Saint-Genis-Laval. Ouver­ture des festi­vi­tés dès 15h avec un atelier cirque parent-enfant dispensé par l’école de Méni­val, suivi d’une déam­bu­la­tion musi­cale d’une poésie sans pareil où deux virtuoses de la gazouille s’en­tre­tiennent avec les oiseaux des lieux. À la tombée de la nuit, le collec­tif Petit Travers présen­tera quant à lui une série de petites formes jonglées accom­pa­gné par des musi­ciens qui s’ajou­te­ront au merveilleux conféré par l’am­biance et les décors du parc.

Clin d’oeil au festi­val de Beau­re­gard, samedi 2 juin, de 15h à minuit. Parc de Beau­re­gard, angle rue Edouard Millaud et avenue de Beau­re­gard, Saint-Genis-Laval. Rensei­gne­ments et réser­va­tions théâtre La Mouche : 04 78 86 82 28 ou la-mouche.fr

 

 

Par Pauline Lambert

 
Infos pratiques
 
 Adresse : Festival Les utoPistes